[A REECOUTER] Démocratie en Question(s) - Les médias font-ils le jeu du populisme?

Notre espace public connait en ce moment des transformations fondamentales. Course au buzz, omniprésence des réseaux sociaux, perte de confiance majeure envers toute incarnation de l’autorité,…

Face à cela, les médias peinent à trouver leur place et leur modèle économique. Les formations populistes, elles, semblent trouver un terrain de jeu idéal pour diffuser des slogans simples et parfois xénophobes ou liberticides. Alors, les médias font-ils le jeu du populisme ? 


Voici les réponses croisées (en public et en débat) de Daniel Schneidermann, journaliste et rédacteur en chef du site " Arrêt sur images ", Florence Le Cam, professeure de journalisme à l’ULB, et Vincent de Coorebyter, professeur de philosophie politique à l’ULB et président du CRISP.

Nos intervenants

Vincent de Coorebyter est professeur de philosophie politique à l’ULB ainsi que président du Centre de Recherche et d’Information Socio-Politique (CRISP) qu’il a dirigé pendant 14 ans. Vincent de Coorebyter est très certainement l’un des plus fins observateurs de la politique belge mais aussi plus largement de la société belge dans ses différentes évolutions. Ses analyses, distillées dans diverses publications, interviews ou cartes blanches (qu’il publie dans le journal Le Soir), amènent toujours une lecture très subtile des multiples défis auxquels nos démocraties sont confrontées. Vincent de Coorebyter est également membre de l’Académie royale de Belgique.

Florence Le Cam est professeure de journalisme à l’ULB. Elle s'intéresse aux changements et permanences du monde journalistique. Elle tente de comprendre les transformations contemporaines par une approche historique avec un intérêt tout particulier pour les identités professionnelles, les conditions de travail, les carrières des producteurs d'information dans toute leur diversité. Ses derniers travaux portent sur les femmes journalistes, la matérialité des conditions de travail et l'attachement des journalistes à leur métier.

Daniel Schneidermann est un observateur critique des médias. Ancien grand reporter au Monde, il a lancé en 1995 l’émission "Arrêt sur image" (sur France 5) devenue un site Internet en 2007. Il s’y emploie à déconstruire, sans concessions, les narrations médiatiques sur tous les supports (télé, web, presse écrite, etc…). 

Daniel Schneidermann vient aussi de publier un ouvrage, Berlin, 1933, la presse internationale face à Hitler, où il cherche à comprendre comment les quelques 200 correspondants étrangers présents à Berlin au début des années 30, n’ont pas alerté le monde sur les dangers de la montée du Nazisme. Un ouvrage qui apporte d’intéressants éclairages sur la crédibilité des parallèles entre les années 30 et les évolutions politiques que nous vivons aujourd’hui.

Newsletter La Première

Recevez chaque vendredi matin un condensé d'info, de culture et d'impertinence.

OK