La filière porcine wallonne

La filière porcine wallonne
La filière porcine wallonne - © rtbf.be

Quel est le parcours suivi par un cochon, de la procréation aux saucisses ou jambons qui se retrouvent dans votre assiette. Jacques Graye a mené l’enquête.

De l’éprouvette à la côtelette  

 

A Argenteau, en province de  Liège, se cache une banque de sperme à l’origine de la viande de porc que vous retrouvez dans vos supermarchés. Plusieurs verrats, passent par une salle dans laquelle se trouve une truie artificielle, pour y récupérer leur semence, qui sera conditionnée dans des pochettes identifiées permettant la traçabilité pour être ensuite vendues. 

 

Après 115 jours de gestation, les truies inséminées mettent bas. Les porcelets sont allaités pendant quatre semaines avant d’être sevrés.  

 

Ensuite les porcs sont conduits par camions vers des abattoirs. Comme par exemple celui de Porcs Qualité Ardenne à Malmedy. Ici on traite 60 cochons à l’heure. Une fois profondément endormis, ils sont saignés, passés à la vapeur, épilés, ils traversent des brûleurs avant d’être coupés en deux, vidés et contrôlés par une vétérinaire de l’Afsca, pour arriver dans l’atelier de découpe de l’abattoir. 

 

Dans le cochon tout est bon 

 

Dans le cochon on ne jette rien, après les découpes et conditionnements des préparations, la couenne et les os sont broyés pour en faire de la gélatine, qui se retrouvera dans des bonbons, des jus de fruits ou des cosmétiques par exemple. Par porc abattu, il faut compter en moyenne 1kg de gélatine. 

 

Depuis plusieurs années, les organes des porcs intéressent fortement les scientifiques, il n’est plus illusoire de penser qu’un jour on pourra greffer des organes de porc sur un humain. Aux Etats-Unis, en milieu expérimental des babouins vivent depuis plus de trois ans avec un cœur de porc. Cette pratique de xénogreffe pourrait être une solution pour répondre aux besoins d’organes pour les transplantations. 

 

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