La contagion émotionnelle ou comment nous absorbons les émotions des autres

La contagion émotionnelle ou comment nous absorbons les émotions des autres
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La contagion émotionnelle ou comment nous absorbons les émotions des autres - © Tous droits réservés

Nous sommes 7 milliards d'individus, 7 milliards d'émotions différentes qui se côtoient chaque jour.  Et nous vivons tous des émotions différentes, que nous transmettons volontairement, parfois involontairement. Ces émotions peuvent être autant bénéfiques que toxiques, mais surtout elles se transmettent très rapidement. Christophe Haag auteur de la "Contagion émotionnelle" était l'invité de Tendances Première.

"Connaissez-vous le virus le plus contagieux sur Terre ? Ce n’est pas celui de la grippe ou d’Ebola, c’est celui de l’émotion. Et nous l’avons tous déjà attrapé. Comment la transmission opère-t-elle ? Quelles sont les émotions les plus contagieuses, leurs effets positifs et négatifs sur nous ? Peut-on se décontaminer d’émotions destructrices ? Êtes-vous émotionnellement toxique ou plutôt bénéfique pour votre entourage ?"

Plutôt Bob l'éponge ou RobotCop ?

Personne n’est indemnisé face à ses émotions mais aussi face aux émotions des autres, nous sommes tous potentiellement des victimes probables de la contagion des émotions des autres à des stades différents. L'auteur propose d'ailleurs dans son livre une sorte de test pour déterminer si vous êtes plutôt du genre "Bob l'éponge" à intérioriser toutes les émotions qui vous entourent ou plutôt du style "RobotCop" à ne rien laisser vous toucher. 

"Il faut à peine 21 millisecondes, le temps de projection d’une image au cinéma, pour que deux personnes placées dans une même pièce synchronisent leurs émotions et leurs mouvements" souligne l'auteur.

Selon Christophe Haag, ni l'un ni l'autre ne sont des positions enviables, en particulier le côté "Bob l'éponge" souvent dû au caractère hypersensible de certaines personnes. 

 

S'imbiber des émotions demande de l'énergie 

 

S’imbiber des émotions et ne pas savoir évacuer demande un travail au cerveau qui le met en surrégime et cela épuise plus que ça n'est bénéfique. Christophe Haag parlemême du fait que certaines personnes portent en fait en elle, un gêne appelé " Woody Allen ". 

Ce gêne rendrait en fait les personnes plus sensibles à des expériences négatives ou toxiques. Elles verront toujours le verre à moitié vide, et ce qui est négatif va donc être intensifié et boosté, ce qui va alors demander beaucoup de travail pour le cerveau.

 

L'intelligence émotionnelle

Si on reçoit plein d’émotions, on reçoit donc beaucoup d'informations. L'idéal est donc de faire le tri.

Christophe Haag souligne en effet que 9 peurs sur 10 sont complètement fantasmées, on se retrouve face à quelque chose qui n’a pas lieu d’être.

Il faut donc travailler sa mécanique cérébrale, ce qui ne signifie pas se couper de ses émotions et se mettre en mode RobotCop mais plutôt de les prendre de les trier d'avoir le comportement adéquat.

Une personne émotionnellement intelligente sera donc en mesure de capturer l'information mais de savoir s’en détacher, et de ne pas en devenir. L'intelligence émotionnelle consiste donc à utiliser, prolonger, diminuer l’intensité de l’émotion, pour avoir une posture qui colle. Elle se définit par la capacité à savoir faire le tri dans les émotions et de prendre uniquement celles qui peuvent nous nourrir positivement.

Selon l'auteur, un individu doté de ce type d’intelligence sera beaucoup moins toxique pour son entourage.

Réécoutez l'interview de Christophe Haag dans Tendances Première

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