La conscience et l'écrivain-traducteur

La conscience et l'écrivain-traducteur
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La conscience et l'écrivain-traducteur - © Tous droits réservés

Ce samedi 19 décembre 2020, Fabienne Vande Meerssche (@fvandemeerssche) reçoit dans LES ÉCLAIREURS : Clément Dessy, Chercheur qualifié FNRS au Département d'enseignement de Langues et Lettres (L&L) de la Faculté de Lettres, Traduction et Communication de l’ULB & Olivia Gosseries, Chercheure qualifiée FNRS et codirectrice du Coma Science Group à l’ULiège.

DIFFUSION : samedi 19 décembre 2020 à 13h10’

REDIFFUSION : dimanche 20 décembre 2020 à 23h10’

 

Clément Dessy est Chercheur qualifié FNRS à l’Université libre de Bruxelles. Ses recherches portent sur les écrivains-traducteurs et la circulation transnationale des œuvres littéraires à la fin du XIXème siècle. Il s’intéresse aussi aux relations entre littérature et arts visuels ainsi qu’entre écriture et arts de la scène à la même époque.

 

Après une candidature et une licence en langues et littératures romanes à l’ULB et un master en Histoire de l’Art et Archéologie à l’UCL, Clément Dessy a obtenu un Doctorat en langues et lettres (ULB). Sa thèse portait sur " Les écrivains devant le défi nabi : Positions, pratiques d’écriture et influences ".

 

Son livre Les écrivains et les Nabis. La littérature au défi de la peinture a abordé les influences des peintres Nabis et de Paul Gauguin sur les écrivains symbolistes français. Cet ouvrage a obtenu le Prix du Musée d’Orsay, PURennes, 2015.

 

Après un postdoctorat à l’Université d’Oxford ( bourse de la Fondation Wiener-Anspach)en 2011-2012, Clément Dessy fut, de 2012  à 2015, Chargé de recherches FRS FNRS à l’ULB ; puis, il retourna jusqu’en 2016 à l’Université d’Oxford comme Assistant de recherches postdoctorales. Clément Dessy a occupé ensuite (à partir de 2016) le poste d’Assistant Professor à l’Université de Warwick, poste qu’il a quitté en cette année 2020, soit, dès sa désignation comme Chercheur Qualifié FNRS.

 

Clément Dessy prépare actuellement la publication d’une recherche intitulée Brussels-London 1900 sur les échanges entre les mouvements du symbolisme belge et de la décadence britannique.

Passant de l’étude de rapports entre peintres et écrivains en France, à l’étude d’échanges littéraires entre Belgique et Angleterre, avant d’aborder la question de la traduction " libre " par des écrivains, les travaux de Clément Dessy ont comme point commun l’étude de la " fin de siècle ", la décadence, - communément appelée la Belle Époque - dans une approche décloisonnée entre disciplines. Ses travaux relient ce qui a été séparé ou révèlent les hiérarchies implicites posées par le regard historique.

Ceci a amené Clément Dessy à définir l'écriture et les arts de cette époque comme des pratiques rivales, mais en perpétuel échange. Il a aussi envisagé le rôle des écrivains et des arts dans le grand mouvement des identités nationales et des idéaux cosmopolites en étudiant les rapports entre Belgique et Angleterre.

 

Le projet FNRS de Clément Dessy porte sur les interactions entre la traduction et la création littéraire francophone de 1840 à 1914. Avec ce projet, il cherche à montrer qu’il existe une histoire subversive de la traduction, où cette dernière joue un rôle d’importation des cultures étrangères (ce qui est classique), mais qu'elle est utilisée comme pratique de création en soi pour penser des nouveautés esthétiques. Baudelaire et Mallarmé traduisant Poe sont des exemples canoniques, mais le nombre d’écrivains traduisant à cette époque est considérable.

 

Pour lire le portrait publié dans FNRS News, cliquez ici.

Pour consulter sur DI.fusion les publications de Clément Dessy, cliquez ici.

Olivia Gosseries

Olivia Gosseries est Neuropsychologue, Chercheure qualifiée FNRS au Coma Science Group - qu’elle codirige- au GIGA-Consciousness (GIGA, Université de Liège) et Centre du Cerveau2 (CHU de Liège).

 

Elle a obtenu sa licence en Neuropsychologie à l’Université libre de Bruxelles et a ensuite obtenu son doctorat en Sciences biomédicales et pharmaceutiques en cotutelle à l’ULiège et l’ULB.

Elle travaille sur le développement de marqueurs de conscience cliniques et paracliniques dans le but d’améliorer le diagnostic, le pronostic et les traitements des patients végétatifs/non-répondants et en état de conscience minimale.

À l’origine des recherches d’Olivia Gosseries, ce constat :  pour environ 40% des patients qui récupèrent du coma, il y a une erreur de diagnostic : on estime que ces patients sont inconscients alors qu’ils sont conscients.

Dans sa thèse, elle s’est donc intéressée à ce qui se passe dans le cerveau d’un patient qui récupère du coma, en utilisant la méthode de la stimulation magnétique transcrânienne (TMS) couplée à l’électroencéphalographie (EEG). Il s’agit d’un casque muni d’électrodes posé sur la tête du patient qui permet de mesurer l’activité électrique de son cerveau (encéphalogramme) et avec lequel on stimule ensuite une zone toutes les 2 -3 secondes pendant 5 à 10 minutes. Les résultats de cette méthode ont permis à la chercheuse de découvrir que chez un patient inconscient (en état d’éveil non-répondant ou en sommeil profond sans rêves) le cerveau réagit à un seul endroit de manière simple. En revanche, chez les patients en état de conscience minimale, en train de rêver ou en locked-in syndrome, le cerveau répond de façon complexe. Ainsi, dans sa thèse, Olivia Gosseries a pu démontrer que la stimulation du cerveau est un outil de diagnostic fiable pour savoir si une personne est consciente ou non.

Aujourd’hui encore, Olivia Gosseries continue d’utiliser la stimulation magnétique transcrânienne (TMS), l’électroencéphalographie (EEG) et l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) pour évaluer les patients en état de conscience altérée. En collaboration avec l’équipe du professeur Marcello Massimini (Milan), elle a développé une nouvelle méthode utilisant la TMS-EEG qui permet cette fois de quantifier le niveau de conscience au chevet des patients.

 

Olivia Gosseries a effectué un post-doctorat sur le sommeil, la mémoire de travail et l’attention en utilisant l’EEG, la TMS et l’IRMf à l'Université de Madison, dans le service Center for Sleep and Consciousness du professeur Giulio Tononi et dans le service Postle Laboratory du professeur Brad Postle.

 

Olivia Gosseries travaille actuellement à améliorer la prise en charge des patients récupérant du coma et elle investigue de nouveaux traitements pharmacologiques et par stimulation cérébrale. En parallèle, elle développe aussi une série d'études sur la transe avec sa collègue Audrey Vanhaudenhuyse. Les deux chercheuses viennent de recevoir deux financements (Télévie et Fondation contre le cancer) afin de tester l'autohypnose et la transe chez des personnes atteintes d'un cancer.

Pour lire le portrait publié dans FNRS News, cliquez ici.

 

 

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APPEL A TEMOINS 

 

  •     À propos du Zolpidem, le Coma Science Group lance une enquête en ligne. Anonyme et facile à compléter. Votre participation est précieuse pour cette équipe de recherche !

 

  • À propos de l’expérience de mort imminente : si vous avez vécu une telle expérience ou vous connaissez quelqu’un qui a vécu une expérience de mort imminente, vous pouvez contacter nde@uliege.be 

 

  •  À propos de l’aphantasie (incapacité de se représenter une image mentale) : si vous pensez que c’est votre cas, ou vous connaissez quelqu’un qui présente cette condition particulière, vous pouvez contacter cmartial@uliege.be ou pauline.fritz@student.uliege.be
     
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