La bourse de Bruxelles a le potentiel pour attirer des investisseurs en Belgique

La bourse de Bruxelles a le potentiel pour attirer des investisseurs en Belgique
La bourse de Bruxelles a le potentiel pour attirer des investisseurs en Belgique - © DIRK WAEM - BELGA

La bourse de Bruxelles a le potentiel pour attirer des investisseurs et des entrepreneurs en Belgique. A condition, disent ses responsables que l'on n'invente pas de nouvelles taxes.

On va mettre les choses dans l'ordre. La bourse de Bruxelles, appellation officielle Euronext Bruxelles, sort d'une année un peu compliquée. Des volumes d'échange assez moyens, heureusement que le géant AB Inbev est coté ici. Et seulement quatre introductions, sans oublier la sortie très médiatisée de Pairi Daiza. Rien d'inquiétant, l'année a été morose sur toutes les places européennes, mais de quoi donner des envies de doper la machine.

 

Deux éléments pour relancer le marché boursier

 

On cherche de nouveaux créneaux et on tente de profiter des opportunités. Euronext Bruxelles a déjà mis l'accent sur le secteur des technologies, les entreprises en pointe sur le plan technologique. A présent, les sociétés familiales sont dans le viseur. Elles sont un peu frileuses face à la bourse selon Vincent Van Dessel, le CEO d'Euronext Bruxelles, "nous allons mettre en place un programme de formation pour les sociétés familiales. Nous allons donc pouvoir attirer des sociétés qui, aujourd'hui, ne connaissent pas la bourse comme on devrait la connaître. La bourse est souvent considérée comme un moyen de financement donc quand on a pas besoin de financer, on a pas besoin de la bourse. La bourse a pourtant d'autres atouts pour aider une société à garder son cap à long terme mais elle peut aussi aider à créer un actionnariat local plus solide."

Ancrer un actionnariat local, c'est évidemment un thème porteur. Le départ des centres des décisions est un mauvais feuilleton à la belge. Donc attirer les entreprises à actionnariat familial, c'est cohérent.


Une opportunité, le Brexit

Londres est la première place financière européenne. Mais la sortie du Royaume-Uni de l'Union la place dans une situation délicate.
Les marchés continentaux frétillent d'impatience, notamment les grandes comme Francfort et Paris. Vincent Van Dessel estime que Bruxelles pourrait saisir une part du gâteau, mais il met une condition : "le Brexit va faire qu'une série d'opérations notamment liées à l'Euro devraient être rapatriées dans la zone l'Union Européenne. Je pense que Bruxelles a une place à prendre dans certains domaines. Nous ne sommes pas si mal placés pour autant que nous ayons une stabilité fiscale. La perspective d'une taxe sur la plus-value, même si elle peut être appréciée de l'une ou l'autre façon, pourrait créer une très forte perturbation au niveau des marchés financiers et ébranler la confiance en notre paix."

Une prise de position clairement destinée au gouvernement. La dernière mouture de la taxe sur les plus-values a été abandonnée l'année dernière pour cause d'inefficacité. Mais le sujet va rapidement être remise sur la table par le CD&V.

Michel Visart

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