L'observation : la clé pour une dictée sans faute !

L'observation : la clé pour une dictée sans faute !
2 images
L'observation : la clé pour une dictée sans faute ! - ©

Tous les parents de primaire sont confrontés à la lourde tâche de la dictée à préparer à la maison. Suivant l'âge et le niveau de l'enfant, il va s'agir de dictées de lettres, de sons, de mots ou de phrases.

Généralement, on dicte les mots ou le texte à l'enfant, puis on corrige ce qu'il a écrit, et on redicte tant qu'il y a encore des fautes.

Or, c'est une énorme erreur de procéder ainsi, nous dit Jessica Morton, assistante à la Faculté de Psychologie de l'UCL.

Si on le laisse faire selon son intuition, on constate que l'enfant essaie d'écrire de manière phonétique. Il va malheureusement mémoriser ses erreurs. En lui, les deux solutions vont se confronter systématiquement, et il lui sera extrêmement difficile d'assimiler la bonne version.


Alors, comment faire ?

La bonne solution est de toujours commencer par une phase d'observation de la phrase, avec l'enfant. Cela permet de bien lui rafraîchir la mémoire et va donc aider la mémorisation. On peut ainsi, avec lui, inventer des moyens mnémotechniques pour faciliter l'apprentissage.

Exemples 

  • Pour la dictée de mots : mourir : comme on ne meurt qu'une fois, on ne met qu'un r, tandis que comme on se nourrit plusieurs fois, il en faut deux.
     
  • Pour la dictée de sons, on emploie aussi des moyens mnémotechniques, cette fois sur la graphie. Le B est un L qui a un bébé dans son ventre, le D est un L qui a un gros derrière. Cela permet de faciliter la distinction entre le B et le D. On propose ainsi à l'enfant des petites histoires qui vont faciliter la mise en mémoire et on l'invite progressivement à créer ses propres histoires mnémotechniques.
     
  • Pour la dictée de phrases, cela fonctionne aussi : on observe la phrase avec l'enfant, en énonçant chaque fois les règles de grammaire et de conjugaison : majuscule, accords, pluriels, ponctuation... Ensuite, quand on dicte à l'enfant, on réénonce les règles, cette fois sans donner les réponses, et à lui d'appliquer la solution. On décharge ainsi la charge cognitive de l'enfant, en lui rappelant les règles qui n'ont pas encore été automatisées. 

 

Eviter la confusion

Enseigner la langue française est complexe et est censé se faire à l'école. Ce n'est pas le travail du parent. 

Ce qui est donc important dans le chef du parent, c'est d'éviter de créer de la confusion en espérant que l'enfant puisse répondre de manière intuitive.

"Quand on sent que la réponse intuitive va être fausse, il faut la court-circuiter pour éviter le choc des deux réponses et faciliter la mémorisation", recommande Jessica Morton.

Ecoutez la séquence de Tendances Première

Newsletter La Première

Recevez chaque vendredi matin un condensé d'info, de culture et d'impertinence.

OK