L'intelligence artificielle : le grand défi des smartphones

L'intelligence artificielle : le grand défi des smartphones
L'intelligence artificielle : le grand défi des smartphones - © Tous droits réservés

Le marché de l’intelligence artificielle est florissant et omniprésent dans le secteur des technologies. Le monde des smartphones ne déroge pas à la règle. En effet, plusieurs marques de téléphones mobiles se sont prêtées à l’exercice.   

Mais tout d’abord, l’intelligence artificielle, qu’est-ce que c’est ? "Elle se définit comme la capacité, pour une machine à régler des problèmes de manière autonome." s’exclame Jean-Claude Verset.  Par exemple, si le téléphone sait où vous vous trouvez, l’intelligence artificielle du mobile permet aux applications de s’adapter aux modèles de comportement de l’utilisateur.  Dans cet univers très miniaturisé, Huawei, Apple, et maintenant le coréen LG se lancent dans cette course aux neurones.

Des utilisations diverses

"Mais dans quel domaine va se développer cette intelligence artificielle mobile?" s’interroge Sophie Moens. "Actuellement, c’est d’abord du côté de l’appareil photo qu’on retrouve cette technologie" lui rétorque Jean-Claude Verset. L’intelligence ne vient plus des réglages du photographe, mais de l’appareil photo. Cet appareil utilise un algorithme capable de comparer le futur cliché avec des milliers de photos choisies selon les circonstances (paysage, mer, montagne, en été ou en hiver…). Il va donc systématiquement utiliser les paramètres les mieux indiqués pour chaque environnement. Mais ce n’est pas tout, il y a également la reconnaissance faciale. Pour la sécurité d’accès à son smartphone (plus besoin de code ou d’empreinte) ou encore pour les paiements mobiles. C’est l’intelligence artificielle qui va s’assurer de la sécurité de la transaction. Et très rapidement, puisque l’intelligence artificielle peut travailler sur sa propre base de données (dans le téléphone) sans recourir aux serveurs lointains.

La miniaturisation, le grand défi de l’intelligence artificielle ?

Sa principale contrainte est de ne pas recourir aux données accessibles dans les serveurs externes. L’accès au Big Data ralentit la vitesse de calcul et consomme de l’énergie. Il faut donc emporter un maximum de données dans le smartphone. Pour vous donner un exemple, le nouveau modèle du constructeur chinois embarque jusqu’à 256 Go de mémoire interne. C’est énorme… Et, surtout, c’est très cher.

L’unité neuronale, le petit plus des téléphones intelligents

Aujourd’hui, un smartphone dispose de deux moteurs: l’unité centrale (CPU) et l’unité graphique (GPU). Le premier est spécialisé dans le traitement des données et le second dans le traitement graphique (les images). Mais cette fois, les téléphones intelligents ajoutent une troisième unité (NPU), qui est une unité neuronale qui permet de prédire un comportement et qui a une certaine conscience du contexte. Et ça permet d’interpréter les attentes du propriétaire.

Les assistants numériques comme Google ou Siri sont-ils vraiment "intelligents" ?

Oui et non. Les smartphones intelligents utilisent la reconnaissance vocale pour exécuter des ordres. Mais cette intelligence a encore des limites. Des chercheurs de l’université de Cornell ont testé le QI de ces assistants vocaux. Et leur intelligence est celle d’un…. enfant. Alors que l’enfant de 6 ans affiche un QI de 55, le meilleur des assistants, (Google en l’occurrence) plafonne à un QI de 47, devant Bing (32) et Siri (24). Et, à ce jour, aucun assistant ne peut apprendre ni générer de nouvelles connaissances. Mais patience…

 

 

Newsletter La Première

Recevez chaque vendredi matin un condensé d'info, de culture et d'impertinence.

OK