L'influence de la tendresse sur votre bien-être

L'influence de la tendresse sur votre bien-être
L'influence de la tendresse sur votre bien-être - © Tous droits réservés

"Pour un peu de tendresse, je donnerais les diamants" chantait Jacques Brel. La tendresse… Au-delà du côté un peu "mièvre" associé à ce mot, n’avons-nous pas tous et toutes besoin de tendresse ?

Son importance pour les enfants, dès leur plus jeune âge, a été démontrée de manière assez dramatique. Déjà, par toutes les difficultés de développement que présentaient les enfants négligés dans certains orphelinats où ils avaient été privés d’attention et de tendresse. Ensuite, cette tendresse passe aussi (et parfois surtout) par le contact physique. À titre d’exemple, l’effet positif du "peau à peau" sur un nouveau-né est encore objectivable en terme de qualité de sommeil ou de réponse au stress plus de 10 ans après.

L’ocytocine, l’hormone associée à l’attachement et à l’amour

Ces contacts chaleureux sont associés à la production de l’ocytocine, une hormone associée à l’attachement et à l’amour. Une étude a démontré qu’un câlin d’une maman à son enfant pouvait résulter sur une augmentation de l’oxytocine et sur une baisse du cortisol, l’hormone du stress. Et c’est pareil pour les adultes. Une autre étude a démontré que les câlins protégeaient des infections : après avoir mesuré les nombres de câlins que les participants recevaient, on les exposait au virus de la grippe. Les participants infectés qui recevaient le plus de câlins étaient ceux qui avaient les symptômes les moins sévères. Des chercheurs de l’Université de San Diego en Californie pensent même que l’oxytocine pourrait aider à traiter la schizophrénie et l’anxiété.

Les conseils d’Ilios

Bien évidemment on peut aller du côté des petites formules comme : "pour aller bien, faites au minimum 5 câlins de 20 secondes par jour". Mais comme dans toutes les recettes, on passerait à côté de l’essentiel. Comment puis-je être présent pour cette personne que j’aime ? Comment avoir cette proximité tout en étant respectueux et attentif aux besoins de l’autre ?

Si une personne attentionnée tient son partenaire par la main lorsqu’il souffre, le rythme cardiaque et la respiration s’accordent et la douleur se dissipe ! Et plus le partenaire est empathique plus la synchronisation entre les deux partenaires et l’effet analgésiques sont forts ! Conclusion : ne lésinez pas sur les câlins, nous avons toutes et tous besoin de contacts physiques bienveillants pour grandir et nous épanouir et ce dès notre plus jeune âge. 

Ilios Kotsou est Docteur en psychologie et Maitre de Conférences à l'Université Libre de Bruxelles, il analyse chaque semaine un thème fondamental de nos vies quotidiennes. Retrouvez-le sur son blog, sur sa page Facebook et tous les dimanches dans Week-end Première *

 

 

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