L'importance d'être bienveillant envers soi-même

L'importance d'être bienveillant envers soi-même
L'importance d'être bienveillant envers soi-même - © Tous droits réservés

Lorsque tout ne se passe pas comme prévu, l’homme a tendance à se blâmer. Une attitude exigeante envers soi-même qui peut favoriser l’apparition d’un burn-out ou d’une dépression. Pourtant, Ilios Kotsou met en lumière les aspects positifs de ce qu'il appelle "l’auto-compassion". Une possible échappatoire à ceux qui ont tendance à se culpabiliser.

"Bouge-toi un peu", "Cesse de t’apitoyer sur toi-même"… Combien sommes-nous à nous répéter encore et encore de tels adages ? Et pour quel résultat ? Selon Ilios Kotsou, l’auto-compassion ou auto-bienveillance nous permettrait de nous améliorer sans nous plomber le moral. Elle possède trois composantes : la capacité à nous ouvrir à nos états d’âme sans jugement, la reconnaissance que nous partageons cette sensibilité et vulnérabilité avec tous les humains et la capacité à être chaleureux et compréhensif envers soi-même dans les moments douloureux.

Il existe même des études scientifiques qui pointent la valeur positive de cette "auto-compassion" : elle permettrait une meilleure santé mentale, une plus grande résilience face aux difficultés, une envie accrue de changer mais aussi à une plus grande capacité à se remettre en question.

Cette attitude amicale envers soi-même n’a donc rien à voir avec l’auto apitoiement ni avec une certaine forme d’égocentrisme. Les personnes égocentrées cherchent la reconnaissance au travers de la réussite et du regard des autres. A l’inverse, la douceur envers nous-même est une attitude de bienveillance inconditionnelle, indépendamment du regard des autres et de nos propres échecs.

Les conseils d’Ilios

Une manière de cultiver cette attitude de gentillesse envers nous-mêmes est de nous traiter comme un ami qui nous est très cher, et cela plus particulièrement dans les moments les plus difficiles.

Quel type de dialogue avons-nous envie d’établir avec nous-même en cas d’échec ? Sur quels aspects de notre vie portent les critiques que nous nous adressons le plus souvent ? Pensons à une chose pour laquelle nous nous sentons mal ou honteux : comment en parlerions-nous avec un ami qui vivrait cette difficulté ? Quels mots utiliserions-nous pour le rassurer et l’encourager ? On peut aussi s’adresser une lettre de bienveillance, autre manière d’inviter la douceur dans nos vies.

 

Ilios Kotsou, PhD
Chercheur
, Chaire Mindfulness, Bien-être et Paix Economique, Grenoble Ecole de Management
Program director, Mindful Leadership
, Solvay Brussels School of Economics and Management (SBS-EM)
Maitre de Conférences, Centre de Recherche en psychologie sociale et interculturelle [Center for Social and Cultural Psychology] (CRPSI)

 

 

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