L'hypnose peut-elle nous sauver de l'épuisement ?

La thérapeute Françoise Bidart nous explique comment l’hypnose et la sophrologie peuvent nous aider à combattre le mal du siècle : l’épuisement.

Il faut distinguer la fatigue de l'épuisement. Si on a un peu trop tiré sur la corde, si on a fait la fête, si les enfants ont mal dormi... la fatigue va se résoudre en quelques bonnes nuits. Dans le cas de la fatigue, on dramatise parfois un peu trop vite les choses et par conséquent, on les décrédibilise, explique la thérapeute Françoise Bidart.
Par contre, si on se traîne pendant des mois, on est face à un épuisement, et ce n'est jamais anodin.


Le corps et l'esprit indissociables

L'épuisement est souvent global, à la fois physique et mental. Le corps et l'esprit devraient être connectés mais ce n'est pas souvent le cas car notre société nous amène à privilégier le mental, la réflexion, l'analyse.

Le corps est un peu mis de côté. On n'y pense que quand il ne va pas bien alors que nous devrions être à son écoute pour savoir ce qu'il exprime. Si nous allons bien, nous serons moins fatigués. Nous serons moins fatigués aussi si nous faisons quelque chose que nous aimons.


Des solutions 'coups de boost'

La solution ne se trouve pas nécessairement dans les médicaments, qui ont un impact négatif sur notre énergie. 
On peut avoir recours aux huiles essentielles, aux respirations, aux mouvements qui permettent de regagner un peu de peps. Il faut bien sûr aussi veiller à se reposer pour ne pas accumuler cette dette de fatigue.
 

Le recours à la sophrologie et à l'hypnose

La sophrologie peut nous aider à gérer le quotidien, à favoriser le sommeil s'il n'est pas bon, à apprendre à introduire des pauses, à retrouver de l'énergie.

Il faut aussi voir pourquoi la personne est épuisée, ce qu'elle traîne derrière elle, recommande Françoise Bidart.
"Cela peut être des injonctions parentales, une éducation, une école, un système, une société qui conditionne.
Ou alors des événements personnels, une grosse maladie, une opération qui ont épuisé la personne. Cette fatigue s'est inscrite au niveau des cellules, au niveau de l'inconscient et devient son talon d'Achille".

Avec l'hypnose PTR - l'hypnose post-traumatique conversationnelle stratégique -, on va pouvoir gommer l'enregistrement de ces mauvaises expériences.

Cette hypnose est orientée à la base vers le traitement des gros traumas, du type attentats, incendies, viols collectifs...

Mais elle traite aussi les traumas de la vie quotidienne : violence conjugale ou familiale, deuils, ruptures, licenciements, manipulations...

Ou encore les traumas de type 'gouttes chinoises', ces petites choses qui, cumulées, vont finir par faire un trou dans la pierre. On a l'impression d'avoir une vie formidable, mais malgré tout, cela ne va pas. "Et c'est extrêmement culpabilisant. Certaines techniques permettent de voir ce qui est caché derrière ce mal-être", affirme Françoise Bidart.

Suivez ici l'entretien avec Françoise Bidart et retrouvez-la sur le site Sophrobel

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