L'environnement, un enjeu vendeur pour les publicitaires

L'environnement, ça fait vendre
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Depuis quelques années et surtout quelques mois, les entreprises se posent beaucoup de questions sur le rôle qu’elles doivent jouer au cœur-même de la société et certaines marques se mettent alors subitement à prôner la cause environnementale. Frédéric Brébant a analysé cette tendance publicitaire dans Matin Première.

C’est d’ailleurs l’une des grandes tendances publicitaires annoncées pour 2019 par différents bureaux d’études de marché et cela s’est vérifié : la dimension sociétale des entreprises est clairement en train de monter et donc les marques se la jouent davantage responsables dans leur communication par rapport à des grands thèmes de société comme, par exemple, l’égalité des genres, la lutte contre le racisme ou encore le réchauffement climatique.

 

Leçon n°1 : prendre position du « bon » côté

Le géant de la mode H&M a décidé, la semaine dernière, de suspendre ses achats de cuir au Brésil.

Il y a effectivement un lien entre les incendies dans la partie brésilienne de la forêt amazonienne et la production bovine qui profite de la déforestation. Et donc, pour se distancier de tout soupçon de complicité ou, du moins, de complaisance, plusieurs marques ont préféré suspendre leurs achats de cuir au Brésil pour la fabrication de leurs vêtements ou de leurs accessoires. C’est le cas de l’empire de la mode à bas prix H&M qui promeut désormais des matières durables, mais aussi de marques un peu plus haut de gamme comme North Face, Kipling ou Timberland.

 

 

Leçon n°2 : proposer des actions concrètes

C’est le cas pour la marque Timberland qui s’est lancée dans un vaste campagne baptisée " Nature needs Heroes " (la nature a besoin de héros).

Concrètement, elle s’est engagée à planter 50 millions d’arbres dans le monde pour " purifier l’air, protéger l’environnement et donc atténuer le changement climatique ".

Ce qui n’est pas complètement dénué de sens puisque le logo de Timberland est justement un arbre. Certains parleront de " greenwashing ", cette communication d’entreprise qui se veut plus verte que verte. Pour Frédéric Brébant, on assiste à une lame de fond, à un vrai engagement des marques et des entreprises pour jouer un rôle davantage positif dans la société parce que le grand public attend tout simplement ce genre de comportement responsable.

 

Leçon n°3 : être innovant

À Bruxelles aussi, on surfe sur cette tendance " verte " puisqu’on a vu apparaître récemment une bâche publicitaire d’un genre nouveau.

Urban Media, qui est la cellule créative de la société d’affichage Clear Channel, a déployé au Sablon une bâche étonnante. Il s’agit d’une pub pour Cowboy, la start-up qui fabrique des vélos électriques connectés, et grande première, elle s’affiche sur une énorme bâche publicitaire qui, à nouveau, " contribue à améliorer la qualité de l’air ". Le tissu de cette bâche est composé d’un matériau innovant qui absorbe les particules nocives émises par les gaz d’échappement et qui libère ensuite un air purifié. Bref, là aussi, il y a une volonté de dépasser la mission première de la pub (communiquer) pour jouer un rôle positif au cœur de la ville et dans la société.

Réécoutez la chronique de Frédéric Brébant dans Matin Première

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