L'électro classique, vous connaissez ?

L'électro classique vous connaissez ?
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Un mix des genres où le classique inspire les compositeurs d’électro ou vice-versa. Ce dimanche dans "Week-End Première", Patrick Leterme nous faisait découvrir quelques artistes pratiquant cet étonnant mélange des genres…

Lorsque le compositeur Erik Satie inspire nos contemporains, cela donne des morceaux par la pianiste classique française Vanessa Wagner qui collabore aujourd’hui avec un producteur mexicain du nom de Murdof. A écouter :  sa réinterprétation de la 3ème Gnossienne d’Erik Satie. Gnossienne No 3 Murcof &Vanessa Wagner – Statea 2016.

Un duo nommé High Plains (Hautes Plaines) qui mêle un piano Steinway, un violoncelle et des sons captés dans les plaines du Wyoming... le tout discrètement traité par ordinateur. High Plains "Cinderlans" 2017

Voici un autre nom de pianiste qui fricote avec l’électro : c’est Francesco Tristano un jeune ‘crollé’ qui joue en concert du Bach puis qui improvise avec des effets électro en live, avec son Mac posé sur le piano.

Et sa collaboration avec un père fondateur de la techno, Carl Craig nous amène à LA pulsion de vie de la techno : le BEAT. Circle Song Par Francesco Tristano Piano Circle Songs 2017.

Toujours avec le beat mais c’est de la musique absolument acoustique (donc jouée par instruments sans effets électro) mais inspirée de la techno : Thomas Adès, le plus grand compositeur anglais de notre époque, écrit en 1997 un morceau intitulé Ecstasio, et le titre est à sens multiples (extase, ecstasy, vous pouvez traduire dans tous les sens et dans toutes les langues) ... Thomas Adès & London Symphony – Asyla, Op17 : III Ecstasio

Et on va finir par un beat pas trop caféiné : Guillaume Connesson est un compositeur français franchement émergent, et en 2002 il a écrit Techno-parade pour flûte clarinette et piano.

Qu’en retenir ? L’Avis de l’expert :

Alors évidemment en musique comme ailleurs, la branchitude n’est pas gage de qualité, et c’est pas parce qu’on met "techno" dans le titre qu’on est un bon compositeur. Mais il faut se rappeler qu’au début du XXème siècle, Francis Poulenc s’est inspiré des carrousels tourbillonnants des kermesses de Paris, ensuite Leonard Bernstein s’est emparé du jazz ; et qu’aujourd’hui encore, la musique (de moins en moins bien nommée) "classique" est vivante, et elle danse encore avec son époque... Parfois même, elle jumpe !

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