Journal du Web : des sorties scolaires... à l'Apple Store.

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"Une expérience pédagogique inoubliable", promet le site internet. Après les sorties scolaires au musée, à la campagne ou à la mer… voici les sorties scolaires à l’Apple Store !

Avant, les enseignants emmenaient leurs élèves au Zoo, au musée ou à la mine de Blegny. Maintenant, ils peuvent organiser une visite scolaire au magasin Apple de Bruxelles. De quoi familiariser les enfants avec les produits de la marque. Pendant que "les enfants créeront un projet unique, avec les produits Apple", les enseignants découvriront "comment rendre leurs cours plus captivants". Avec les produits Apple, évidemment.

C'est le secrétaire national du Parti de Gauche, en France, qui a découvert cela. Paul Vannier, qui est aussi prof d’histoire-géo, n’est pas vraiment un adepte de "l’environnement marqueté d’Apple". Sur France Info, il accuse la firme de tenter d'inculquer aux enseignants "son idéologie marchande et son dogme techniciste". 

 

Ce qui est sûr, c’est qu’entre les sorties scolaires dès 8 ans et les "stages d’été" pour les enfants, Apple s’adresse beaucoup aux enseignants. Sur son site, le géant américain propose plein de ressources éducatives : "170.000 applications sont spécialement conçues pour l’éducation". Apple offre même des formations, "des profs pour les profs". Une stratégie marketing discrète qui soulève évidemment quelques inquiétudes.

Un tour du monde radiophonique

Les derniers tubes en vogue à Séoul ? Du rap en ourdou de Karachi ? Une émission gospel du Zimbabwe ? Le site Radio Garden, qui connait pas de succès ces derniers jours, vous permet de faire un tour du monde des radios en streaming. Son interface, inspirée de Google Earth, est simple et ludique. D'un geste sur l'écran de son smartphone ou d'un clic de souris on passe de Minsk à Bogota en s'arrêtant Bangui. L'expérience est fascinante !

Un journaliste américain agressé par un tweet

 

Le tweet malveillant contenait une image animée (un gif), dont le rapide clignotement provoquait un effet stroboscopique. Sur fond de flashs colorés, un message : "Pour tes publications, tu mérites une crise". Cela n’a pas raté. Kurt Eichenwald, collaborateur de Newsweek et de Vanity Fair, a fait une crise d’épilepsie. Il a été hospitalisé. Son agresseur savait qu’il était épileptique. Au mois d’octobre, Eichenwald avait déjà été victime d’un message similaire. Il avait pu lâcher sa tablette à temps et avait ensuite raconté l’incident dans un article.

S'il fait l'objet d'attaques régulières depuis des mois, c'est à cause de ses articles critiques envers Donald Trump, pense-t-il. Le journaliste a porté plainte et une enquête a été ouverte pour identifier les expéditeurs des "gifs" stroboscopiques. 

Le Web est dangereux pour les personnes épileptiques ?

Les médecins estiment qu'il y a toujours un risque/ Comme avec la télévision. Par le passé, des clips ou des banners publicitaires ont déjà été retirés par crainte qu’ils provoquent une crise d'épilepsie chez des personnes sensibles. Mais ces "gifs" animés sont particuliers. Ils sont conçues pour provoquer, au minimum des sensations de vertige, au pire une crise. Même des gens qui ne se savent pas épileptiques, pourraient déclencher une crise rien qu'en les regardant, estiment des médecins. Or, ces gifs sont très faciles à trouver. Face à ce risque, les experts conseillent de ne pas regarder de trop près les écrans, de ne pas les consulter dans des pièces sombres et d'être prudents en ouvrant les pièces jointes.

Robin CORNET (@robincornet)

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