Jean-Claude Marcourt dans le grand Oral : Jean-Claude Marcourt : " Je suis profondément triste "

Jean-Claude Marcourt
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Jean-Claude Marcourt, vice-président et ministre des gouvernements wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, est l’invité du grand Oral ce samedi 28 janvier...

Au sommaire de l’émission, il sera question des mesures proposées par le PS pour renforcer la gouvernance et l’éthique en Wallonie et à Bruxelles dans la foulée des révélations liées à l’intercommunale Publifin, de la démission du ministre wallon des pouvoirs locaux Paul Furlan (PS), de l’impact de ces révélations sur l’avenir de la fédération liégeoise du Parti socialiste et sur le projet industriel de la société Nethys dont le bourgmestre PS d’Ans (Stéphane Moreau) est le CEO, mais aussi des menaces que fait peser le discours protectionniste de Donald Trump sur l’économie belge et wallonne en particulier, et de la primaire de la gauche en France.

Jean-Claude Marcourt, jusqu’ici discret dans l’affaire Publifin, s’exprime dans le Grand Oral sur ce scandale qui éclabousse notamment son parti. Interrogé par Béatrice Delvaux (Le Soir), Jean-Pierre Jacqmin et Jacques Cremers (RTBF), il dit d’entrée de jeu sa tristesse. " Je suis extrêmement triste. Triste de constater que malgré beaucoup de réformes il y a encore eu une faille. Le fait que cette faille vienne de ma région m’attriste encore plus. Je suis triste pour les 3.000 familles qui vivent de Nethys parce qu’aujourd’hui l’opprobre vise tout le monde et il est difficile voire impossible de défendre la structure tant l’onde de choc est importante. "

 

Le vice-président du gouvernement wallon annonce aussi qu’à titre personnel, il n’est pas opposé à une commission d’enquête parlementaire. " C’est le rôle du Parlement d’en décider. Mais je ne suis pas contre une commission d’enquête. Le Parlement doit mesurer si c’est utile d’en parler en commission d’enquête ou dans une autre commission. "

 

Le ministre constate que le PS est en difficulté dans cette affaire. " Parce qu’on cible ce parti et on a raison de cibler ce parti parce que l’éthique doit être chevillée au corps des socialistes. "

 

La question se pose aussi de savoir si Stéphane Moreau peut rester patron de Nethys parce qu’il serait décrédibilisé. Pour Jean-Claude Marcourt, Stéphane Moreau doit faire un choix entre le maïorat d’Ans et la direction de Nethys, mais est totalement libre de la direction qu’il prend. " Je ne vois pas aujourd’hui de raison d’aller au-delà des règles qui imposent un choix, sauf si vous mettez au jour des faits précis. J’ai l’impression qu’on juge un peu par charrettes aujourd’hui. On va mettre un certain nombre de gens dans les charrettes, et moi qui suis attaché aux droits de la défense – j’ai été avocat – je constate qu’on n’a pas permis à Stéphane Moreau de s’exprimer alors qu’il est aujourd’hui en grande difficulté physique. "

 

Enfin, pour Jean-Claude Marcourt une modification des structures de Nethys s’impose. " Il faut transformer la structure juridique. Le modèle intercommunal pour Nethys ne fonctionne pas. Cela doit être une entreprise de droit public. Ou alors on démantèle, mais alors il faut supprimer un certain nombre d’emplois. "

 

Le ministre liégeois conclut : " Je suis triste et la tristesse est profonde. Les Wallonnes et les Wallons méritent beaucoup mieux que cela. "

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