Il est temps de réagir !

"La Peur du Futur. Comment ne plus s'angoisser" de Alain Braconnier
"La Peur du Futur. Comment ne plus s'angoisser" de Alain Braconnier - © Tous droits réservés

Dans un monde où réchauffement climatique et turbulences politiques ou sociales font la une des médias tous les jours, difficile de ne pas broyer du noir et de rester optimiste. C’est à partir de ce constat qu’a commencé à écrire Alain Braconnier, psychiatre et psychanalyste spécialiste de l’enfance et de l’adolescence. Dans son livre " La Peur du Futur. Comment ne plus s’angoisser " paru aux éditions Odile Jacob, il nous donne quelques pistes pour combattre le pessimisme ambiant, créer de l’espoir et imaginer un meilleur futur.

 

Optimisme et pessimisme, deux extrêmes ?

Face aux situations qui nous entourent, plusieurs réactions sont possibles : certains diront que c’était mieux avant, ce qui est insensé car nous ne pouvons reproduire le monde antérieur sans prendre en compte son évolution actuelle. D’autres seront dans le déni total de la réalité et fermeront les yeux sur les difficultés, les problèmes et inquiétudes, en d’autres mots une forme d’optimisme béat et excessif. À côté de cela, existent également des optimistes lucides, des idéalistes, des alarmistes… Finalement, optimisme et pessimisme ne sont pas si opposés l’un de l’autre : les pessimistes ne sont pas forcément les plus réalistes contrairement à ce qui est généralement admis, et les optimistes ne fuient pas toujours la société dans laquelle ils vivent. Il est nécessaire d’être pessimiste de temps à autre, pour éviter de se mettre en danger par exemple, de même que penser de façon optimiste permet de réaliser ses désirs en étant combatif.

 

(Ré)agir concrètement

Beaucoup se plaignent de n’être confrontés tous les jours qu’à des informations terribles. Il ne faut cependant pas se complaire dans le pessimisme et réagir avec des actions pratiques et des attitudes concrètes ! Concernant ce problème de mauvaises nouvelles permanentes, par exemple, il s’agira d’être curieux, de croiser les informations en se renseignant sur d’autres sujets et sur les belles choses qui adviennent également et ainsi de créer de l’espoir et un futur. Alain Braconnier est d’ailleurs persuadé que c’est par le biais d’initiatives locales que les choses vont réellement changer.

 

" Un coin de soi-même encore inconnu… "

Réagir demande un effort et du courage, mais nous possédons tous les ressources nécessaires pour cela. Trop souvent, les gens oublient l’immense champ des possibles qui existe en eux. Paul Gauguin disait par exemple qu’il désirait trouver un coin de lui-même encore inconnu. Notre capacité à rêver, imaginer, fantasmer, désirer est une piste. Nous sommes également capables de nous révolter, de boxer la vie, d’être combatifs, de nous réinventer ou encore de bousculer le cadre dans lequel nous sommes enfermés. Pour développer son optimisme, il y a également des choses très concrètes à mettre en place : écouter de la musique qui détend, se tourner vers les choses agréables, lire de belles histoires, voir des films qui remontent le moral, retrouver ce qui nous mobilise et donne sens à notre vie… Chacun découvrira ses propres moyens pour accéder à l’optimisme. Nous pouvons aussi utiliser le passé à bon escient, sans être dans la nostalgie perpétuelle, mais en se souvenant des bons moments ou en visualisant ce que nous avons déjà réussi auparavant lorsque nous nous retrouvons face à l’incertain.

 

Retrouvez ci-dessous l’interview de Alain Braconnier dans son intégralité :

Newsletter La Première

Recevez chaque vendredi matin un condensé d'info, de culture et d'impertinence.

OK