I feel love : une collection de fictions amoureuses de tous les genres

L, G, B, T, Q, I, A … et plus. I Feel Love est une collection de fictions amoureuses de tous les genres. Un nouvel inédit dans le catalogue podcasts, déjà bien fourni, de La Première ! 

Dans sa volonté de soutenir le secteur culturel qui traverse une période difficile et incertaine et de nourrir la créativité des artistes de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la RTBF lançait en mai dernier un appel à pitches pour créer une collection de podcasts natifs autour des thématiques LGBTQI+. Un appel qui a suscité l’intérêt d’une trentaine de candidats et l’engouement des utilisateurs avec plusieurs centaines de relais et réactions sur le web.

Hôtel du cœur cassé - écrit par Sébastien Ministru

À 70 ans, Jean-Marie, ex-directeur d’une imprimerie, s’installe dans une maison de retraite pour un séjour de trois mois. Sorti de l’hôpital, il est là pour vivre sa convalescence après un accident cardiaque qui a failli lui coûter la vie. Dans sa chambre, il est envahi par les souvenirs d’une vie dont il ne reste plus rien et plus aucun témoin, à l’exception de sa sœur, la seule à venir le visiter une fois par semaine.  

Diminué et nostalgique, Jean-Marie retrouve le sourire à chaque fois qu’il voit Tonio, un jeune aide-soignant d’origine italienne dont il va tomber amoureux. Durant trois mois - de jour en jour, de promenade en promenade, de soin en soin - entre les deux hommes se noue une relation intime et inattendue.

Une relation qui sera aussi une confrontation – celle de deux âges, de deux mondes lointains, de deux corps qui se ressemblent sans n’avoir plus rien en commun. L’histoire d’un amour pressé par le temps…   

Mars - écrit par Ismaël Kane

Après un semestre en compagnie de Pierre, Amara, jeune malien de 23 ans venu étudier l’astronomie à Bruxelles, décide de lui écrire une lettre d’adieu, un aveu d’amour. Ce récit propose de déconstruire certains clichés de l’expérience migratoire — en l’occurrence un échange universitaire — en déplaçant l’aventure culturelle sur l’aventure amoureuse.

Ce podcast n’entend pas occulter les difficultés inhérentes d'une intégration, surtout lorsque celle-ci propose une rencontre post-coloniale et par cela une inversion bien trop rare (un Malien qui vient en occident et non l’inverse).

L'auteur joue ici humblement sur la potentialité d’un rapport de force renversé, et bien au-delà, parle simplement d’un amour qui subvertit les rapports de domination. Aimer, c’est un peu comme errer sur la planète Mars. L’aveu est une conquête, une lettre dans une bouteille, jetée au cosmos et ses mystères. L’autre nous rejoindra-t-il pour planer avec nous ?

Prochain arrêt : Leyla - écrit par Dena Vahdani

Le train IC-31 relie Charleroi à Anvers en cinq arrêts. À chaque arrêt, Leyla se souvient d’une fille avec qui elle a eu une histoire. À Anvers il y avait sa relation secrète avec Hatice, quand elle avait 16 ans. Elles se faisaient passer pour des meilleures amies devant leurs parents, la religion interdisant l’homosexualité. Puis arrive Mechelen, où Tine, cette blonde aux yeux bleus, lui fit découvrir à 18 ans le plaisir de la liberté, le goût amer de la bière, et le stoofvlees.

Ensuite place à Bruxelles, ville où elle est née entourée de sa famille orientale. C’est Ana, sage expat’ française en journée et DJette tatouée le soir qui sortit Leyla, 20 ans, de sa zone de confort et la tira dans son univers fou. Damso, Angèle, et Brel résonnaient dans la chambre tandis que Leyla et Ana s’enflammaient pour le meilleur et pour le pire.

Prochain arrêt : Braine-L’Alleud, le repos. Leyla a alors 22 ans, et passe de nombreuses heures aux côtés de Victoria, passionnée de politique et une péteuse 100% bio, comme elle aimait se définir. Leyla ne lui a jamais avoué que son grand manoir lui avait servi de centre de désintoxication. Parce que sinon, sincèrement, Victoria était ennuyeuse à mort, désolée.

Pour terminer : Charleroi. Cette ville aux innombrables clichés, mais qui au fond est la plus sincère de toutes, tout comme Charlotte, artiste et illustratrice, de qui Leyla, aujourd’hui 24 ans, est éperdument amoureuse. Comment est-ce que toutes ces relations ont fait de Leyla qui elle est aujourd'hui ? Quel impact la Belgique a-t-elle eu sur le développement de son identité ? Comment ses racines orientales ont-elles influencé sa réalité ? Voici les questions que Leyla se pose. L’auditeur accompagne Leyla dans ce trajet où ses pensées poétiques règnent. 

Juliette in Lov’ - écrit par Imane Belhassan

Tu as des super pouvoirs quand personne n’est là. Tu es rapide, forte, invincible, fantastique quand personne ne te regarde. Tu es amoureuse de Neïma quand elle n’est pas là. Tu es craintive, fragile, sensible, vulnérable quand elle ne te regarde pas. L

e reste du temps, tu souris avec les dents, tu rigoles tout haut et cours exactement à la même vitesse que les autres. C’est la vie de Juliette, une adolescente belge de dix-sept ans qui sait faire bouger les objets avec son esprit et qui est amoureuse d’une fille. Elle galère avec l’un et l’autre.

Écrite à la seconde personne, cette fiction s’adresse personnellement aux jeunes, et présente des scènes où Juliette appréhende son adolescence, son homosexualité et ses super pouvoirs : n’avoir jamais embrassé quelqu’un à 17 ans, vouloir se raser le crâne, faire exploser ses affaires. À son âge, on se croit seul pour toujours. 

Faux double - écrit par Maxime Coton

Luc et Bastien sont jumeaux. Ils se disent tout. Enfin, c’est ce que Bastien pensait, jusqu’à ce que son frère ne meurt inopinément. À travers les messages vocaux laissés par Luc, nous, auditeurs, allons découvrir en même temps que Bastien, l’homosexualité de son frère, et comment elle a radicalement donné une inclinaison différente à leurs vies, jusqu’à mener à l’assassinat de Luc.

Selon UNIA, le Centre interfédéral pour l’égalité des chances en Belgique, les agressions homophobes sont en constantes progressions ces dernières années. Ce constat est partagé à l’échelle européenne. Paradoxalement, l’homosexualité et ses cultures sont de plus en plus représentées médiatiquement (films, séries, livres, podcasts, etc.).

À travers, Faux Double, Maxime Coton veut rappeler qu'une meilleure visibilité ne signifie pas forcément une meilleure acceptation.

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