Histoire du monde : tension au Nigéria

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nigeria - © belga

Les habitants du Nigeria ont voté pour élire leur président. La violence dans le pays n'a fait que redoubler. C'est l'histoire du monde, racontée ce matin par Roberto Denis.

Civil Rights Congress, une importante organisation de défense des droits de l'homme annonce que l'on compte provisoirement 516 morts dans tout le pays. C'est essentiellement dans le nord que l'on dénombre les victimes, victimes auxquelles il faut ajouter les quelque 16.000 déplacés.
 
Le président nigérian, Goodluck Jonathan, a annoncé ce week-end le déploiement de l'armée pour tenter de contenir les violences des violences qui pourraient s'étendre à l'occasion d'élections régionales de ce mardi.
 
Goodluck Jonathan, qui est chrétien, a remporté la présidentielle le 16 avril dernier avec seulement 25 % des voix. Il a affronté 19 candidats dont celui du parti Pour le changement progressiste, Muhammadou Bouhari, le plus voté dans le nord du pays a majorité musulmane, notamment dans l'état de Kaduna, où l'on a assisté ces derniers temps à l'incendie de mosquées, églises, maisons et commerces. Muhammad Buhari n'a pas reconnu la victoire de Jonathan.
 
Le président Jonathan a l'intention de créer une commission pour investiguer l'origine et les coupables de ces actions violentes. Il faut dire que les autorités souhaitent rétablir le calme dans le pays le plus tôt possible, le Nigéria étant le premier producteur de pétrole du continent africain. Et l'économie du Nigéria est tributaire de la rente pétrolière. Le pétrole représente 85 % des exportations et 65 % du budget de l'état. Dans ce pays, comme dans d'autres pays africains, pétrole et pouvoir sont étroitement liés ce qui n'est pas nécessairement une bonne chose. Et au Nigéria, certains observateurs estiment que l'on a dépassé le stade de la révolte pour être en plein dans une guerre civile. Rien n'indique que la situation va s'améliorer dans les prochaines semaines et mois.

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