"Et si, tout ça, ce n'était qu'une gigantesque farce ? Un gros gag planétaire"

"Et si, tout ça, ce n'était qu'une gigantesque farce ? Un gros gag planétaire"
"Et si, tout ça, ce n'était qu'une gigantesque farce ? Un gros gag planétaire" - © Tous droits réservés

La Revue de presse, c'est avec Nicolas Vandenschrick.

Une question, posée ce matin, par un éditorialiste... "Et si tout ça, c'était pour rire ?"

Plutôt pertinent, non ? Et si, tout ça, ce n'était qu'une gigantesque farce ? Un gros gag. Planétaire. Une espèce de téléréalité, version XXL avec des coups de théâtre, bien téléphonés. Des ficelles comme des maisons. Et des vannes, plus c'est gros, plus ça passe. Bref, si tout ça, ce n'était que du théâtre de guignol...

Regardez ce titre... "Les seniors au travail..." Oooooh, la Belgique n'y est pas parvenu. "Et pourtant, ça fait 20 ans qu'on essaye" dit le SOIR. Un exemple, le pacte des générations. Vous vous rappelez ? C'était la blague d'il y a 10 ans, où l'on disait, "maintenant les prépensions c'est fini. Maintenant les travailleurs, on les Outplace."

Bilan calculé par l'UCL et de l'Université de Gand ? 0,5% d'impact. Un demi-point de pourcentage. Poliment dit, ce n'est pas statistiquement significatif. En vrai, c'est un effet nul. En vrai, - et pas du tout pour rire, les chercheurs le rappellent : "Il faut peser le détail des réformes que l'on prend. Repousser l'âge de la retraite anticipé, et devinez quoi ? Le nombre de personnes en maladie-invalidité a de grande risque d'augmenter."

La farce ne vous fait pas rire ?

Prenez un autre titre.

La libre : "L'administration wallonne reste entre les mains du PS et du Cdh"
Oui. Oui, mais hé, "on limite les mandats", hein, dit la libre. Oui, mais hé, "on enquête en commission", hein.
Oui mais "On annonce des décrets éthiques" hein...
Bien, très bien, même... Mais pour en finir avec cette farce-là, l'éditorialiste de la libre juge qu'il en faut plus !
"La réflexion doit être plus large. Plus profonde. Plus forte. Et surtout plus sincère..."  car pour redonner le goût de l'engagement politique, pour mettre en avant ceux qui ont enive de gérer le bien commun... Pour cela, il faut repenser le système politique

Drôle, encore ?

Le survol de Bruxelles. Et le constat du ministre de la mobilité. "Sur le survol, il n'y a pas de vision commune..."

Nooooon ? Hé, écrit le SOIR... On fait quoi ? Il va falloir appeler les casques bleues ? La Cour de Justice européenne ?
Noooon, chez nous, en Belgique on a un signal d'alarme. Il déclenche le comité de concertation. Tadaaa.

Histoire que si jamais une Région est méchante avec une autre, bein, alarme, conflit d’intérêt, et tout le monde se retrouve en concertation... Pour... Pour rien. Pour rire. Parce que jamais un Comité de concertation n'a permis de résoudre un litige entre Région.
On ignore si un thérapeute pourrait faire mieux que le ministre... mais le SOIR - sans rire, rappelle une évidence... Pour se concerter, il faut être ouvert au dialogue.
Pour le gouvernement flamand - pas tout à fait prêt à écouter les arguments Bruxelles, il est temps ( propose le SOIR - de comprendre que la Belgique de Papa où l'on décidait pour Bruxelles - sans les Bruxellois, ce temps là n'est plus... Y compris- si pour une fois, ça ne les arrange pas...

 

Une autre déclaration provoque beaucoup de commentaires

Le Président américain s'est emmêlé les pinceaux et a inventé un attentat qui n'a jamais eu lieu. Oui, c'est pour lui que l'Avenir parle de farce, de gag planétaire. De plus c'est gros, plus ça passe... Sauf que, l'Avenir poursuit...
Quand le président déclare haut et fort que "ce qui s'est passé la nuit dernière, en Suède" est l’œuvre de réfugiés, l'heure n'est plus à la moquerie. A la galéjade... Ce n'est pas juste la dernière trumperie du jour...

Il y a une tactique délibérée. Une stratégie du mensonge d'état. Une façon de légitimer des politiques où la liberté, la fraternité n'ont aucun droit de cité.
A ce niveau de pouvoir, ce n'est plus un gag. Ce n'est plus une insulte à l'intelligence, c'est un crime. Immense.
Une menace pure et simple pour l'équilibre Mondial.

Notez qu'avec toutes ces farces, certains n'ont plus du tout envie de rire... Lassé de la Belgique, de plus en plus de néerlandophones envisageraient de quitter le pays. Partir, d'accord ? Mais vers où ? Vers la Hongrie, pardi , explique la Gazet Van Antwerpen.
Oh, ce n'est pas encore une émigration de masse, quelques milliers de retraités tout au plus. Qui se rêvent là bas, où la vie est moins cher. Ou il n'y a pas d’impôt sur la pension. Pas d'attentat, non plus... Mais il faut tout de même les prévenir, ces Belges qui disent fuir les étrangers... Une fois qu'il seront là bas, les étrangers, ce seront eux.

 

Nicolas VANDENSCHRICK

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