Entre les serres : esclaves des roses en Equateur

Vue de la vallée de Cayambé, "la ville la plus plastifiée au monde".
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Vue de la vallée de Cayambé, "la ville la plus plastifiée au monde". - © Jean-Baptiste Veyrieras

Les roses d’Equateur ont un prix : celui de leur production,
dans des serres immenses, par des travailleurs qui se disent esclaves.
Esclaves des roses.

Teaser Vidéo

Blanca a travaillé dans les fermes de roses depuis ses 12 ans. Aujourd’hui, elle a 33 ans, elle ne peut plus fermer les mains et elle attend une opération pour une prothèse de la hanche. Les gestes répétitifs, les horaires de travail sans fin et l’utilisation de pesticides ont détruit son jeune corps.

L’Equateur est aujourd'hui le plus gros exportateur de roses d’Amérique Latine, fournissant principalement l’Europe et l’Amérique du Nord. La rose de Cayambé, région où se concentre la production, est un produit de luxe. Mais les conditions de travail dans les serres ont des conséquences néfastes sur l’environnement, sur les ouvrières, leurs familles, et les communautés indiennes dont elles sont issues. Tenues par la peur et les difficultés à vivre décemment, peu d’ouvrières des roses acceptent de témoigner.

A Cayambé, il y aussi l’espoir que cela change, la possibilité de faire co-exister l’amélioration des conditions de vie et la dignité d’être une femme. Il y a aussi la Pachamama, la force viscérale et évidente des montagnes et du volcan Cayambé, le lien spirituel qui unit depuis des générations ces femmes, ces hommes, et cette terre si particulière. Il y a enfin le désir de transmettre une identité culturelle longtemps bafouée et un avenir encore incertain où les maux d’hier semblent revenir sous d’autres formes.

Mariannick Bellot et Jean-Baptiste Veyrieras sont allés enquêter sur place dans cet univers de plastique, posant le pied 'entre les serres'.

Ecoutez le documentaire complet

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