En Prem1ère Ligne : Ebola, est-ce le moment de paniquer ?

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Ebola - © Google

L'information vue du web avec Robin Cornet à 8h40

En Prem1ère Ligne - Ebola : est-ce le moment de paniquer ?

1.900 morts. C’est le dernier bilan de l’épidémie d’Ebola dressé par l’OMS. Le Libéria, la Sierra Leone et la Guinée sont les plus touchés. Mais l’épidémie se propage au Nigéria et a déjà fait plus d’une trentaine de morts en République démocratique du Congo. Ebola a déjà fait plus de victimes que lors de toutes les précédentes épidémies combinées mais la situation pourrait encore nettement s’aggraver.

L'Organisation Mondiale de la Santé estime que plus de 20.000 personnes pourraient être touchées en Afrique. Un expert américain dressait, mardi, un tableau encore plus sombre évoquant un risque de pandémie mondial et l’éventualité d’une mutation du virus qui le rendrait résistant aux traitements. Pour l’instant, des sérums expérimentaux semblent donner des résultats encourageants. Il faut agir vite, dit le centre américain de contrôle des maladies, car "la fenêtre d’opportunité pour endiguer l’épidémie est en train de se refermer". "Ebola n’est le problème de tous, pas seulement de l’Afrique", dit l’ONU. Medecins sans frontières dénonce "l’inaction de la communauté internationale". Il est urgent qu’elle se mobilise pour envoyer du personnel médical. Pour prendre la mesure des besoins, il faut que le Libéra ne compte que 250 médecins pour tout le pays.

Des zones de quarantaine ont été imposées, aggravant l’inquiétude des habitants. La panique gagne du terrain. Des malades sont laissés sans soins alors que d’autres s’enfuient d’hôpitaux. La peur s’installe. Les frontières se sont fermées. De nombreuses liaisons aériennes ont été interrompues. Le ravitaillement des zones concernées pose de sérieux problèmes.

Comment les Africains vivent-ils la situation ? Sur les réseaux sociaux, deux sentiments différents s’expriment. Certains dénoncent le manque d’aide de l’étranger. Ils ont l’impression que situation ne préoccupe pas assez les occidentaux parce que l’épidémie se déroule en Afrique. D’autres, au contraire, ont estiment que l’on dramatise la situation, que les médias créent la panique et renforcent les stéréotypes sur une Afrique dont on ne parle qu’à l’occasion de drames humanitaires.

Le sujet alimente beaucoup les discussions entre internautes en Afrique. Les réseaux sociaux sont à la fois un moyen d’informer et de sensibiliser mais également une caisse de résonance pour les rumeurs.

 

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