"Drôles de films" : Petite histoire du cinéma affligeant mais hilarant !

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Depuis une vingtaine d’années, sont parues plusieurs rééditions augmentées des chroniques consacrées, par François Forestier, aux Nanars … toutes catégories confondues dont, par exemple, " Les grands Maîtres ", " Péplums et exotisme ", " L’imagination aux pouvoir ", " Nanars à la française ", " Honneur aux dames " … et un chapitre délibérément polémique s’attaquant à quelques classiques du cinéma d’auteur … un chapitre intitulé sobrement : " Mettons un terme aux maîtres "...

On l’aura compris, notre invité s’attelle, avec un humour féroce, à raconter et étriller tous ces Nanars qui ont, depuis les débuts du cinéma, fait la joie ou le désespoir (c’est selon) de nombreux cinéphages.  

Autant le dire d’emblée, c’est avec une mauvaise foi assumée, doublée d’une verve " audiardesque " qui fait mouche (et qui fait rire), que François Forestier passe au crible nombre de films souvent passés inaperçus (et pour cause) mais qui mériteraient, pour certains, sinon une réhabilitation, à tout le moins une place d’honneur dans l’histoire du cinéma " affligeant ".

Au programme, des films tels que " Bride of the Monster " (Ed Wood), " Oh ! Qué mambo " (John Berry), " Le Triporteur " (Jack Pinoteau), " Un clair de lune à Maubeuge " (Jean Chérasse), " La Bible " (John Huston), " Terror in tiny town " (Sam Newfield), … mais aussi " Easy Rider ", " Blow up ", " Mon Oncle d’Amérique ", ou encore " Perceval le Gallois "...

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Au chapitre des " Nanars à la française ", François Forestier prévient :

"   (…)  On a du mal à imaginer le niveau de ces films-là : ils font reculer les frontières de la bêtise.  Il y a des scénaristes qui écrivaient ces âneries, des metteurs en scène qui les corrigeaient, des producteurs qui les finançaient, des acteurs qui les jouaient, et tout ce monde-là, dans la salle de montage, regardait la tambouille en se disant : " Ah oui, c’est pas mal, quand même. "                   

Le comique troupier, le gag gras, la réplique huileuse, tout y passait.  (…)        

Je me moque, je me moque mais … ils me manquent, tous ces comédiens qui glissent, tout doucement, dans l’oubli. " (F.F.)

Notre invité est journaliste et critique de cinéma à " L’Obs " et a collaboré, entre autres, à " Première ", " L’Express ", " VSD, " Elle ", …

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François Forestier est l’auteur de divers romans et ouvrages, dont :

" Howard Hughes, l’homme aux secrets ", 2005, Ed. Michel Lafon

" Marilyn et JFK ", 2009, Ed. Le livre de poche

" Un si beau monstre ", 2012, Ed. Albin Michel

" Chroniques de cinéma (C'est de la daube !) ", 2015, Ed. Chiflet

" 101 Nanars, une anthologie du cinéma affligeant (mais hilarant) ", 1996, Ed. Denoël (rééditions augmentées 1997, 2016)

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