"Donald Trump fidèle à son image : chaotique, surréaliste et irrespectueux"

"Donald Trump fidèle à son image : chaotique, surréaliste et irrespectueux"
"Donald Trump fidèle à son image : chaotique, surréaliste et irrespectueux" - © DON EMMERT - AFP

On ne peut pas passer à coté de lui ce matin, toutes les unes de vos journaux en parlent mais aussi de nombreux éditos. Les éditorialistes, ce matin, sont sur la même longueur d'onde à propos de Donald Trump.

Et les propos sont piquants... Donald Trump n'a pas vraiment surpris hier. Il a été fidèle à son image : chaotique, surréaliste et irrespectueux. Pour l'éditorialiste de La Libre Belgique, la première conférence de presse de Trump a tenu ses promesses : "c'était un spectacle de clown". "Le président du chaos" écrit l'écho.

Hier, il n'était pas le président des États-Unis. Il était Ubu roi trônant dans son palais, délirant et ivre de pouvoir. Donald au sommet de sa tour, réglant ses comptes avec ses ennemis et ses vieux démons. Et ses comptes, il les a réglé... Avec la presse notamment. puisqu'il n'a pas hésité à agresser plusieurs journalistes, dont ceux de CNN... Les journalistes qui devaient mettre le nouveau  président sur le gril, ont été anesthésiés, certains étant traités de " malades " et interdits de parole.

"A vouloir ferrer le poisson trop vite, on le laisse s’échapper…" écrit le Soir qui ajoute que" hier matin, la presse croyait mettre Trump à genoux. L’après-midi, c’est lui qui la mettait KO... Donald contre la presse... 1-0".

"A quelques jours de l'investiture, le monde retient son souffle... Mais le jour viendra où il faudra rendre de comptes" écrit le Morgen.

"A force de reproduire la colère du peuple, Donald Trump amène peu à peu du chaos dans son pays, la première puissance mondiale.
L'Amérique ne sortira pas grandie
" écrit le Figaro.

Le président sortant Barack Obama a lancé un appel de vigilance à ses compatriotes sur l'état de la démocratie américaine. "Pas seulement" dit le Monde, "son avertissement vaut pour tous".

"Quel sera l'impact sur le reste de notre planète ?" se demande l'écho.

"Que restera-t-il d’Obama, dans quatre ans, et que retiendra-t-on de Trump, alors, au terme de son mandat ? Nul ne le sait" écrit le morgen. Vous allez manquer au monde Monsieur Obama.

 

L'entretien avec Luc Hennart

Un entretien avec le président du tribunal de première instance de Bruxelles, Luc Hennart, qui est interviewé par La Libre Belgique...
Des questions à l'homme de droit pour faire le point sur les conséquences de l'entrée en vigueur d'une loi. Celle qui rend tous les crimes "correctionnalisables"... et qui vide la cour d'assises de sa substance.

Selon Luc Hennart, "même si une demi-douzaine de sessions d’assises ont été fixées en 2017 à Bruxelles, la diminution du nombre de renvois d’affaires est bien là entrainant une augmentation de dossiers devant les juridictions ordinaires. Et cela pose divers problèmes. Contrairement aux assises, il n'y a pas de délai entre la commission d'un fait et la fixation d'un procès en correctionnelle.
De la place est donc nécessaire pour ce type de dossiers. Avec le risque que d’autres, portant sur des faits moins graves soit mis de coté... voir abandonnées
".

Luc Hennart craint une "justice à géométrie variable". Un chiffre à lire dans les pages de La Libre... 3, c'est le nombre d'affaires renvoyées devant les assises en 2016 par les chambres des mises en accusation néerlandophones... 3 contre 23 du coté francophone. Une différence sensible...

Nous risquons d’en arriver à un “gouvernement des juges”, dit-il, "avec des chambres ne fonctionnant pas selon les mêmes critères. Et ce “gouvernement des juges”, ce sera l’exécutif fédéral qui l’aura installé". Lorsque la loi était entrée en vigueur, il avait déjà tenu des propos virulents à ce sujet.

A la question : "Vous semblez, vous débrouiller jusqu’à présent ?" Il répond que "seul l'accalmie dans le traitement des dossiers terrorisme les sert en ce moment. Mais le moindre pépin et la machine risque de se gripper, au détriment du justiciable".

 

Les médecins pourront désormais fixer leurs honoraires librement

L'Absym, l'association des syndicats médicaux, devait voter hier soir la résolution de l'accord médico-mutualiste. Résultat : les médecins pourront pratiquer les tarifs à leur guise à partir du 28 janvier prochain. L'Absym se veut toutefois rassurante : "l'augmentation des honoraires se limitera à l'indexation "confisquée"." Mais en attendant, c'est le patient qui fera les frais de la querelle entre le corps médical et le gouvernement.

Sophie Léonard

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