[DOCUMENTAIRE] Les règles : ce que vous ne savez peut-être pas

C'est douloureux, c’est contraignant, ça reste un peu tabou et cela concerne les femmes. On parle, bien sûr, des règles. Elles s’imposent à toutes les femmes. En moyenne, 450 fois dans une vie soit plus de 6 ans. "Règles, la fin d'un tabou", un documentaire exclusif à voir sur Auvio.

Les règles ? On n’en parlait pas...

Très longtemps, la publicité effleurait le sujet. On utilisait des paroles douces et sang bleu. Il y a quelques mois qu’un fabricant de serviettes a rendu sa communication plus directe et plus explicite.

 

C’est également un sujet dont on évitait de parler de manière publique. Aujourd’hui, des humoristes comme Laurie Perret n’hésite pas à aborder la thématique.

 

Les règles, un superpouvoir ? Un peu d'histoire

Elise Thiebaut est journaliste. Elle a étudié ce sujet sous plusieurs aspects. Ce qui est étonnant, selon elle, c’est le changement de perspective à travers le temps.

Pendant longtemps, on a cru que le sang des règles était un superpouvoir. C’était le cas dans la préhistoire. C’est le sang qui donne la vie.

Mais Hippocrate va juger que ce sang est nocif. Et les femmes vont intégrer, peu à peu, que c’est quelque chose de mauvais.

 

Quelques anecdotes ?

  • Dans certaines familles, on ne rentrait pas dans la cuisine si on avait ses règles. Ça faisait tourner la mayonnaise.
  • On déconseillait aux filles de se laver les cheveux le dimanche qui suivait les règles. Ça portait malheur.

 

Pendant longtemps, les femmes ne portaient pas de protections périodiques. Elles avaient plusieurs épaisseurs de jupons qu’elles changeaient régulièrement.

C’est avec la Première Guerre Mondiale que les serviettes lavables font leur apparition. Les tampons, seront commercialisés dans les années 30 mais ils mettront beaucoup de temps à s’imposer. Et ce n’est qu’en 1963, que l’on verra apparaître les premières serviettes jetables.

Mais les règles, c’est aussi un coût

Pour les femmes, ces protections coûtent cher. On estime qu’au cours de sa vie, une femme dépensera 3800 euros en protection. C’est un budget très conséquent.

En France, plus d’un million de femmes n’ont pas l’argent pour se payer ses protections. C’est ce que l’on appelle la précarité menstruelle.

Camille Aumont Carnel est influenceuse et elle a étudié ce phénomène et les constats font peur. Les femmes en précarité menstruelle utilisent différentes techniques :

 

  • On vole
  • On met du papier journal dans les culottes
  • On met des semelles de chaussures dans ses sous-vêtements
  • On réutilise d’anciennes protections

Des alternatives ?

Outre l’aspect financier, il y a également un aspect santé.

Tampons et serviettes contiennent des substances qui peuvent être dangereuses pour la santé. Certaines femmes développent des effets secondaires et des allergies. 

De plus, ces protections sont un fléau environnemental qui génère 6 kilos de déchets par an et par femme. Des déchets qui mettent des dizaines d’années à se décomposer.

La coupe menstruelle

De plus en plus de femmes la trouvent pratique. Elle est lavable, réutilisable et économique.

Mais pour certaines autres, elle pose pas mal de questions. Pas facile à changer si on est au travail ou dans un bar ? D’autres s’inquiètent de la manière de la nettoyer et des fuites éventuelles.


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La culotte menstruelle

Il s’agit d’une culotte comme toutes les autres mais… plus épaisse. Elle peut être utilisée pendant 5 ans et évite ainsi des tonnes de déchets. Ecologique, pratique… elle semble avoir beaucoup d’atouts. Explications.

 

La continence menstruelle

C’est la nouvelle pratique dont on parle de plus en plus apprendre à maîtriser l’écoulement des pertes de sang surtout se libérer du poids des protections hygiéniques: Flux instinctif libre : mode d’emploi


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Des sportives plus performantes pendant leurs règles ?

Pierre-Hugues Igonin est coach sportif et doctorant. Il est l’entraîneur de l’équipe de football féminin de Saint-Etienne.

On sait que les règles induisent des changements hormonaux. Avec ses sportives, il mène une étude sur l’influence du cycle menstruel sur les performances des joueuses.

Il a mis au point un protocole qui combine tests sanguins et tests physiques précis afin d’objectiver son hypothèse. Les premiers tendent à montrer que le cycle a une influence sur les performances. Si cela se confirme, les sportives pourraient envisager de modifier leur préparation physique et optimiser leurs performances en fonction de son cycle hormonal.


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