Devrons-nous tous être végétariens demain ?

Serons-nous tous végétariens demain ? Non pas pour des raisons philosophiques mais parce que nous y serons obligés ?

Question légitime quand on sait que les 7,2 milliards de Terriens que nous sommes tirent aujourd’hui en moyenne 20% de leurs apports en protéines de produits d'origine animale. Une culture énergivore : la production de viande nécessite de l'espace, des ressources (selon la FAO 30% des terres habitables sont utilisées pour nourrir les animaux) et de l’eau, beaucoup d’eau, pour faire pousser les cultures destinées à l'alimentation du bétail. Ce qui risque de coûter de plus en plus cher, écolo et économiquement. Comment cultiver et consommer lorsque nous serons plus de 9 milliards ?

Pour certains scientifiques le végétarisme pourrait être une solution qui permettrait d’augmenter la quantité de ressources naturelles disponibles pour produire plus de nourriture. Reste à savoir si les alternatives végétales proposées auront moins d’impact sur l’environnement... Nous posons la question à :

OLIVIER DE SCHUTTER, professeur de droit international à l'UCL et rapporteur spécial des Nations Unies pour le Droit à l'alimentation

FABRICE DERZELLE, porte-parole de l'association Végétik (qui a lancé l'opération Un jour sans viande)

TOBIAS LEENAERT de l'EVA (Etish Vegetarisch Alternatief - qui a lancé les jeudi veggie)

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