Des robots rejetés parce que pas assez émotifs

Des robots rejetés parce que pas assez émotifs
Des robots rejetés parce que pas assez émotifs - © Tous droits réservés

Chaque année de plus en plus de robots souffrent d’une certaine forme d’ostracisme...  En effet, instinctivement, on va plus facilement faire confiance à un être humain, ou à ce qui ressemble à un être humain, qu’à un robot.  Ce problème de confiance, il existe déjà aujourd’hui. Certains robots ou certains logiciels sont rejetés par les consommateurs. Gilles Quoistiaux a tenté d'en comprendre les raisons dans Matin Première.

C’est le cas notamment des chatbots. Les chatbots ce sont ces petits robots conversationnels avec lesquels on va pouvoir discuter, chatter en ligne. Il y a des chatbots pour tout maintenant : pour poser une question sur votre facture téléphonique, pour réserver un ticket de train, il y a même des cabinets d’avocats qui créent des chatbots pour répondre à vos questions juridiques.

 

Le répondeur automatique : pratique, mais impersonnel

Le problème de ces chatbots, c’est que leurs réponses sont assez stéréotypées. Le client ou l’internaute a vite l’impression de parler à une sorte de répondeur automatique. Les sociétés qui créent ces chatbots ont conscience de ce problème. Et elles planchent sur des solutions pour améliorer la qualité des conversations, pour rendre les interactions un peu plus humaines et moins robotisées. C’est exactement le boulot de l’Américain Arash Rod, il travaille pour la startup Gameon, qui développe des chatbots.

Injecter de l’émotion

Arash Rod explique sur le site Venture Beat. Pour humaniser les conversations, il modifie les réponses types du chatbot. Il intègre des réponses qui paraissent plus spontanées, avec des emoticons ou des gifs, vous savez ces petites photos animées généralement assez marrantes. Et selon le concepteur de ces chatbots, évidemment ça marche, puisque ces messages recevraient 8 fois plus de réponses positives que les messages classiques. Bon, pour le moment, ça reste assez rudimentaire. On parle bien de chatbots qui envoient des emojis, mais la tendance est là : pour plaire aux humains, les robots créés par les humains vont progressivement s’humaniser.

Réécoutez cette séquence de Matin Première !

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