Dernières heures avant le vote : ça va chauffer sur les réseaux sociaux

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Chronique mediaTIC du vendredi 23.05.2014

C’est ce soir que s’arrêtera la campagne officielle sur les médias classiques. Mais pas sur les réseaux sociaux. Rien ne peut empêcher en effet les militants d’afficher leurs couleurs. Certains partis vont peut-être jouer sur l’effet de surprise, ce n’est pas une mauvaise tactique. La NVA elle va utiliser la technique du crowdspeaking, version numérique de la vox populi.

En pratique, ses sympathisants étaient invités à s’inscrire sur le site Thunderclap, coup de tonnerre, qui dès ce samedi 9 heures du matin va diffuser automatiquement le message suivant sur tous leurs profils : "Choisissez-vous le modèle NVA ou le modèle PS ?" Une occasion de marteler une dernière fois son slogan, et surtout une démonstration de force.

Ça peut se révéler crucial à quelques heures du scrutin. Depuis quelques jours, tous les sondages indiquent que les indécis sont encore très nombreux. Et certains n’arrêteront leur choix qu’au tout dernier moment. Ça peut donc jouer.

En tout cas, l’annonce de l’opération de la NVA a permis à ses opposants de s’organiser. L’association Bplus qui milite pour le maintien d’une Belgique fédérale lancera exactement la même opération, mais une heure plus tard avec un tout autre message : “La Belgique est un atout pour les Flamands, les Wallons et les Bruxellois”. Bref, il va y avoir de l’ambiance sur les smartphones, les tablettes et les ordis dès demain matin !

Et dimanche, ce sera au tour des stemfies d’envahir les réseaux sociaux. #oupas comme on dit sur le net. Les stemfies, les selfies pris dans l’isoloir. Les néerlandais s’y sont encore adonnés hier, y compris des leaders de parti. Qu’en sera-t-il chez nous ? J’ai posé la question ce matin. Les réponses sont très diverses. " Personnellement, je cherche toujours l'intérêt " dit Antoine. " Le stemfie revient à supprimer les isoloirs, avec toutes les dérives que ça implique" avertit Fanny. Réponse de Gonzague : " J'aime le côté ludique et vu que je vote électroniquement, le secret est préservé " Salvatore va plus loin: " Je n’ai pas honte de dire pour qui je vote donc j’en ferai un avec le bulletin de vote bien visible ". Ce qui a priori n’est pas légal. Comme d’autres, Laurent hésite : " On en meurt d’envie, mais quels sont les risques? " Cédric trouve que c’est une manière sympa d'encourager les gens à voter mais c'est moins "utile" chez nous puisque le vote est obligatoire. Caroline propose un hashtag #avoté

Lutter contre l’abstention, c’est aussi le but de Facebook qui pour l’occasion introduit en Europe le bouton " Je vote " qui avait déjà été utilisé aux Etats-Unis pour inciter ses membres à voter lors des élections présidentielles.

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