Découvrons l'Empire du milieu

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Léopold revient chez Globe-Croqueurs pour nous partager son année (2015-2016) passée en Chine, dans le cadre d'un master en Business Engineering. C'était la première fois qu'il allait en Asie. Le contraste par rapport à son escale de Delhi est fort. Pékin semble propre et bien organisée.

Dormir sur une planche de bois

Première chose à faire en arrivant est de trouver l'appartement loué plus tôt par Charlie, un ami qu'il connait de Belgique et avec qui il va habiter pendant toute cette année. C'est un bâtiment de 6-7 étages sans ascenseur et la taille de chaque partie est minime. Parfait pour accueillir une famille monoparentale. Léopold est confronté alors au confort chinois des lits. Il se retrouve face à un lit avec des ressorts recouverts d'une planche de bois, elle-même couverte par une couche de 5mm de coton. Les douleurs dans le corps se font ressentir après la première nuit à dormir sur le côté.

Il faut aller en cours

L'université est, elle, une ville dans un ville avec une population très diversifiée (personnes âgées, étudiants, familles, etc.). Il y découvre les installations précaires des étudiants chinois et le privilège que cela peut avoir d'être expatrié.

Au premier cours en auditoire, il est prévenu que le régime est sec et sévère. Ce qui fait un peu peur à notre invité. Cependant, il comprendra vite que ce n'est pas réellement le cas.

La majorité des professeurs connaissent leur cours par cœur. Ils copient des cours venant des États-Unis et les récitent en auditoire. Poser des questions est alors presque inimaginable parce que ça désarçonnerait le professeur.

Les examens ne sont pas plus compliqués : ils sont à ordinateur ouvert, avec Internet. La fin justifie les moyens : les élèves doivent avoir de beaux points et les professeurs font tout pour.

Un festival de sculptures sur glace et apparition de tigres blancs

C'est en Sibérie chinoise que Léopold ira visiter une exposition de sculptures sur glace. Les organisateurs profitent du froid ambiant et de la rivière gelée à proximité pour en tirer la glace, qui sculpte par après sur un champ. C'est presque la construction entière d'une ville glacée.

Une fois que le soleil se couche, tout s'illumine et la ville prend des couleurs.

C'est également le bon endroit pour faire la rencontre du tigre blanc. Il se rend dans un sanctuaire pour approcher ce gros chat qu'il peut même nourrir avec un poulet vivant.

Du rugby à Shanghai

À Shangai, il rencontre des équipes de rugby et en intègre une très facilement. L'événement auquel il s'est rendu est la rencontre entre des équipes de rugby du monde entier : il y a des Italiens, des Néo-Zélandais, des Américains, etc. mais très peu de Chinois.

Les matchs sont un concentré de toutes les règles de folklore de chaque équipe. Pendant le match, c'était "normal", il n'y avait pas trop de différence entre 2 équipes. Le banquet d'après match est coloré par les traditions de chacun. C'est très festif.

Privilège d'expatriés

En boite de nuit, peu de Chinois dansent. Ils observent et discutent. Certaines filles font même la file devant un garçon pour qu'il décide avec laquelle il souhaite parler. Par contre, les expatriés dansent au centre, quitte à être la bête de foire de Chinois. Au plus il y a des expatriés, au plus il y a de l'ambiance. La stratégie des boites est donc de faire des soirées avec alcool à volonté et gratuite pour les expatriés.

À côté de ces 2 genres d'occupant, il y a aussi ceux qui sont payés pour aller en boite.

 

Léopold nous raconte toutes ces aventures dans Globe-Croqueurs.

"Les Chinois ne dansent pas beaucoup, ils aiment bien paraitre."

"Tous les matins, je m'amusais à faire la même photo sur le pont."

"On me disait que la Chine c'est dégueulasse."

"Chaque match de rugby était l'occasion de voir une autre partie de la Chine."

"C'est difficile d'avoir des contacts avec les Chinois parce qu'ils ne parlent pas anglais."

Les objets de Léopold

Léopold est venu cette fois avec des tickets de train et un ballon de rugby qui traduit bien sa passion pour ce sport.

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