Connexions : Swissport, Faut-il limiter le droit de grève ?

Mais il ne donne que partiellement gain de cause aux travailleurs et plusieurs points sont renvoyés à des négociations ultérieures. Du coup, une partie du personnel a refusé de reprendre le travail ce jeudi.

" Inacceptable " pour l’aéroport et le ministre de la mobilité. Melchior Wathelet menace de réclamer des astreintes si l'accès à l'infrastructure de l'aéroport où certaines opérations aéroportuaires continuent d’être bloquée. Son cabinet explique qu’un huissier pourrait être appelé avant de lancer une action judiciaire en référé.

L’aéroport a bloqué l'accès du personnel gréviste de Swissport au tarmac et aux autres zones sécurisées. Une mesure soutenue par le ministre Wathelet. Décision aurait également été prise de saisir du matériel pour pouvoir éventuellement confier à d’autres travailleurs la gestion des bagages destinés aux compagnies clientes de Swissport.

Peu de vols ont été annulés aujourd’hui, mais l’aéroport déplore l’impact économique et les conséquences en terme d’atteinte à l’image de marque. Faut-il, pour autant, remettre en cause le droit de grève ? Imposer certaines limites quand il s’agit de mouvements affectant des transports ou autres infrastructures considérées comme essentielles pour le fonctionnement du pays ?

Le MR revient avec sa demande d’un " service minimum ". Cela fait longtemps que les libéraux le réclament et Charles Michel annonce le dépôt prochain d’une proposition de loi en ce sens au parlement. Evidemment, elle ne fera pas l’unanimité. Si certains veulent fixer des limites légales au droit de grève, il n’y a pas un consensus sur l’ampleur des restrictions. De même, la définition d’un " service minimum " fait débat (combien de bus faut-il prévoir pour que l’on considère que le service minimum est assuré ?).

Alors faut-il limiter le droit de grève ? Et de quelle manière ? Dites-nous ce que vous en pensez sur la page Facebook de l’émission, sur Twitter avec le mot clé #Connexions et au 02/ 737.33.33.

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