Comment surveiller la consommation d'alcool de nos ados?

Est-ce nécessaire pour un parent de se focaliser sur la consommation d'alcool et de cannabis de leurs adolescents ? Quel comportement adopter pour être attentif et prévoyant sans pour autant étouffer le jeune sous mille et unes restrictions et recommandations ? 

La consommation d'alcool chez les jeunes représente un enjeu vieux de quelques années déjà. Pourtant, l'avènement des réseaux sociaux et des vidéos virales poussent certains à l'outrance. C'est le cas par exemple du phénomène du binge drinking cette nouvelle mode qui consiste à boire des breuvages alcoolisés de façon excessive sur une courte période par épisodes ponctuels. Le but : impressionner la galerie et finir ivre. 

Consommation en baisse

Depuis presque 30 ans, la Communauté française analyse la consommation d'alcool des jeunes entre 12 et 18 ans sur des échantillons allant de 10.000 à 12.000 Belges. Selon ces rapports qui ont lieu tous les six ans, la prise d'alcool diminue encore et encore. Cependant, ces résultats ne disent rien de la consommation des jeunes qui passent la majorité et se retrouvent soit à l'université soit propulsés dans la vie active. À en croire les parents et les spécialistes, l'usage des boissons augmente. 

Se pose dès lors la question de la bonne attitude à adopter par les parents s'ils veulent éviter les débordements de leurs adolescents. Nicolas Zdanowicz, psychiatre à Mont Godinne, fait part des résultats obtenus lors d'une étude sérieuse menée dans les années 90. "On avait sélectionné trois familles. Une complètement laxiste par rapport à l'alcool, une très surveillante et une regardante mais pas interdisante pour autant. Selon les résultats, le groupe intermédiaire avait les jeunes avec la consommation la plus basse. Ils sont donc vraisemblablement ceux qui sont le plus amènent à limiter la consommation de leurs enfants. Dans les deux autres cas les résultats étaient très mauvais."

Un peu mais pas trop

Il semblerait donc que le comportement le plus adéquat soit le plus modéré des trois. Une forme de contrôle certes, mais aussi de confiance dans les capacités du jeune à devenir adulte. Il relève aussi d'une faculté à dire les bonnes choses au bon moment. Les adolescents dépendent de la confiance que les parents ont en eux. Aussi, la cohésion et la proximité sont des facteurs indicatifs de la consommation que va avoir le jeune. Sensibiliser, oui. Interdire, pas tout à fait...

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