Bruxelles, nouvel épicentre de l'art contemporain?

En compagnie de Bernard Roisin et Rodolphe Janssen
En compagnie de Bernard Roisin et Rodolphe Janssen - © Camille de Meeûs

En décembre dernier, le journal « The Washington Post » a qualifié Bruxelles d’épicentre de l’art contemporain. Pour commencer la semaine en beauté, Le Mug vous éclaire sur le sujet en compagnie de Rodolphe Janssen (Galeriste expérimenté en art) et Bernard Roisin (Journaliste spécialisé en art).

Bruxelles est-elle en train de devenir le nouveau Berlin ? Berlin étant une ville où tout semble permis, une capitale considérée comme LA ville de l’art contemporain en Europe. En s’imprégnant de la vie culturelle à Bruxelles, l’un des journalistes du quotidien américain remet pourtant en question cette affirmation. Selon lui, la scène artistique bruxelloise prend beaucoup plus d’ampleur !

" Au niveau de la création bruxelloise, il y a un beau dynamisme ! " insiste Bernard Roisin. Paris, Berlin ou encore Londres, ne sont plus forcément les endroits privilégiés par les artistes. Depuis une dizaine d’années, Bruxelles est devenu pour la plupart, leur endroit favori ! Ils préfèrent s’y installer pour plusieurs raisons : la position centrale de notre capitale, mais surtout le prix de l’immobilier qui est plus avantageux que celui des autres capitales européennes.

Bruxelles, créatrice d'un écosystème ? 

"Bruxelles, c’est comme un petit village ! " affirme Rodolphe Janssen. Pour les jeunes artistes installés à Bruxelles depuis peu, les contacts et les connaissances se font assez rapidement. C’est très facile pour ces jeunes d’avoir les différents accès dont ils ont besoin dans le domaine de l’art. Les galeristes et les collectionneurs sont très vite réceptifs pour envisager une collaboration.

Bernard Roisin souligne : " Depuis très longtemps, il y a aussi une qualité et une audace des collectionneurs qui osent choisir des jeunes artistes et c’est une réelle constante depuis une dizaine d’années ! "

L’hospitalité est également un atout à la belge : " En Belgique on aime bien recevoir : on achète de l’art, on le dispose et on le montre ! " Les belges ont cette capacité à rendre leur accueil et leur intérieur convivial pour le visiteur.

Bruxelles, un haut lieu de l'art contemporain ? 

"On agit comme une cavalerie légère " déclare Rodolphe Janssen. Cette émancipation permanente de nos propres collectionneurs et la multiplication de grandes galeries internationales, on les doit essentiellement à des initiatives privées. Elles permettent une légèreté, une flexibilité, mais aussi une rapidité d’action qui sont des avantages cruciaux pour l’avancement d’un projet artistique.

 " Toutes les galeries sont là pour parler ! " c’est avec enthousiasme que Rodolphe Janssen invite le public à se balader les samedis après-midi pour partir à la découverte de galeries.

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