Bien-être, lumière, souvenir... Que nous réserve la mort?

Bien-être, lumière, souvenir... Que nous réserve la mort?
Bien-être, lumière, souvenir... Que nous réserve la mort? - © Tous droits réservés

Nous allons tous mourir, c’est certain. La mort fait partie de notre vie, mais elle ne dépend pas de nous. Certaines personnes ont frôlé la mort. Elles ont eu un sentiment de bien-être, des visions de lumières, de décorporation ou des souvenirs détaillés. On en parle dans les films et dans les livres, mais malheureusement il y a très peu d’intérêt ou d’études scientifiques.

 

La raison de la mort est une question à la fois philosophique et scientifique. Ce phénomène interpelle l’humanité depuis toujours à des degrés divers. Pour certaines personnes, il n’y a aucune raison de s’en inquiéter, car c’est la nature. Pour d’autres, la mort est épouvantable et elle fait peur. D’autres pensent que l’on peut reculer l’échéance et d’autres souhaitent supprimer cette échéance. Il y a une dynamique au niveau de l’humanité qui est extrêmement variable d’une personne à l’autre. En tout cas dans certaines conceptions philosophiques.

Nous avons ce qu’on peut appeler une programmation de la vie.
C’est-à-dire qu’a un certain moment
nous savons que nous allons mourir.

Docteur Lossignol

Scientifiquement la mort se définit par des éléments objectifs. "Nous avons ce qu’on peut appeler une programmation de la vie. C’est-à-dire qu’a un certain moment nous savons que nous allons mourir",explique le docteur Lossignol, chef de clinique des soins supportifs et palliatifs de l’Institut Jules Bordet. Biologiquement nos cellules vont à un certain moment arrêter de fonctionner, certaines plus vite que d’autres. Nous savons que nous avons une expérience de vie qui est limitée dans le temps. Même si certains trouvent que ce n’est pas assez ou d’autres que c’est de trop. Actuellement, il existe deux définitions de la mort. La classique, le cœur et les poumons s’arrêtent. C’est l’image de la mort que l’on connaît, celle du cadavre froid.

 

L'Homme, un être mortel

La seconde est la mort cérébrale. Le cerveau est mort, mais le cœur continue de battre. La personne est décédée et son corps reste en vie. Personne n’est jamais revenu d’une mort cérébrale. Les technologies nouvelles donnent de nouveaux critères. Personne n’avait prédit qu’on allait pouvoir avec ces nouvelles machines, comme le respirateur artificiel, créer cette nouvelle définition que l’on appelle mort cérébrale. On ne sait pas ce que demain va offrir. Des firmes proposent la cryopréservation. Des personnes payent pour préserver leur corps à très basses températures ou si le budget est plus petit uniquement la tête. D’autres payent pour que leur cerveau soit transplanté sur un super ordinateur. Cela illustre la difficulté de l’être humain à accepter sa mortalité.

 

Écoutez tous les témoignages éclairés et éclairants dans le reportage de Nicole Debarre et Nicolas Poloczek.

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