9 faits sur l'assassinat de JFK que vous ne savez probablement pas

9 faits sur l’assassinat de JFK que vous ne connaissez probablement pas
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9 faits sur l’assassinat de JFK que vous ne connaissez probablement pas - © Tous droits réservés

Nous sommes le 22 novembre 1963, à Dallas. C’est une période préélectorale, John F. Kennedy est en visite. Le cortège présidentiel traverse la ville lentement, se faisant acclamer par la foule. Alors que la limousine décapotée passe sur Dealey Plaza vers 12h30, des coups de feu retentissent. Le président est touché. Aussitôt transporté au Parkland Hospital, il est déclaré mort à 13h. L’enquête est menée rapidement et confirme la thèse d’un tueur isolé: Lee Harvey Oswald qui, à son tour, sera assassiné 2 jours plus tard. Tout et son contraire est alors dit sur l’assassinat. Voici 9 faits que vous ne connaissez peut-être pas sur l’assassinat de JFK

1. Une "nécrologie" de John F. Kennedy avait été publiée dans le journal

Historiquement, le Texas est un état très conservateur. Kennedy n’y était pas très apprécié et la rumeur circulait que le sentiment était réciproque. Réputés comme anti-démocrates, et plus particulièrement anti-Kennedy, des Texans profitent de la visite présidentielle pour lui transmettre un message… La veille de sa visite, des affiches avaient été placardées dans tout Dallas où on pouvait lire "Wanted for Treason" (traduction: recherché pour trahison) avec le portrait du président.

2. Selon les statistiques, ce n’est pas étonnant que JFK ait été tué par balle

Le président des États-Unis est abattu chez lui, par un citoyen américain. C’est le choc. Pourtant ce n’est pas la première fois que cela arrive. À l’époque, 3 autres présidents ont déjà été assassinés de manière similaire: Abraham Lincoln en 1865, James A. Garfield en 1881 et William McKinley en 1901. "À chaque fois, il s’agissait de tueur isolé, sauf petite réserve pour Lincoln. Mais donc à l’époque ce sont près de 10% des présidents qui ont été assassinés de cette même manière puisque John F. Kennedy était le 35e président" mentionne le réalisateur Gorian Delparture.

3. L’arme utilisée pour abattre le président avait été achetée par correspondance

Lee Harvey Oswald s’était fait livrer l’arme fatale par la poste. C’était un fusil militaire italien, un "Mannlicher Carcano" de calibre 6.5. Commandé par un certain "Alek Hidell" et livré à une boîte postale dont le propriétaire n’est autre que… Lee Harvey Oswald. Démontable, l’arme était donc plus facile à cacher pour l’apporter au dernier étage du dépôt de livres scolaires d’où sont partis les coups de feu. "Le matin même, Lee Harvey Oswald l’avait mis dans un sac en papier. À un voisin qui l’emmenait au travail, il avait dit que c’était un train" précise Gorian Delpature au micro d’un Jour dans l’Histoire.

4. Lee Harvey Oswald a d’abord été arrêté pour le meurtre d’un policier

"80 minutes s’écoulent entre le moment où Oswald quitte son "nid de sniper" et où il se fait arrêter" explique le réalisateur. 80 minutes pendant lesquelles l’assassin en fuite va abattre un policier. Interpellé par la correspondance entre le physique d’Oswald et le signalement lancé pour l’assassinat de Kennedy, J.D Tippit contrôle son identité. Il est abattu de 4 coups de feu. Caché dans un cinéma, Lee Harvey Oswald est arrêté et c’est seulement plus tard que le lien est établi entre L.H. Oswald et l'assassin de JFK.

5. Lee Harvey Oswald aurait pu déclencher une troisième guerre mondiale

À seulement 24 ans, Lee Harvey Oswald a déjà eu une vie assez mouvementée. Éternel insatisfait, il cumule les allers-retours entre les États-Unis et la Russie, où il pense trouver un meilleur avenir. "Nous sommes en pleine guerre froide et le président des États-Unis est abattu par un jeune qui est allé en Russie, et a visiblement des sympathies avec les Cubains donc c’est tout à fait suspect" explique Gorian Delpature. Rapidement le public attend des réponses. "Sur les recommandations de ses conseillers, le nouveau président Lyndon B. Johnson lance une commission présidentielle qui confirmera après 9 mois d’enquête que Lee Harvey Oswald était bien un tueur isolé."

6. Il y a en réalité eu 3 victimes au Dealey Plaza

Sur les 3 balles tirées le 22 novembre 1963 sur Dealy plaza, une va frapper le président John Fitzgerakd Kennedy au cou et blesser le gouverneur du Texas, John Connally, une autre va faire littéralement exploser le crâne du président. La première balle a manqué sa cible. Elle est allée frapper un pilier en pierre "ou un trottoir" selon le réalisateur, projetant un éclat de béton. James Tague venu voir le cortège présidentiel est blessé à la joue.

7. L’avocat de Jack Ruby a plaidé l’épilepsie passagère pour justifier son acte

Le 24 novembre 1963, en direct devant toutes les caméras du monde, Lee Harvey Oswald est à son tour abattu. Le tireur est Jack Ruby, propriétaire d’une boîte de nuit. Contrairement à Oswald, Ruby aura bien un procès en 1964 et sera condamné à la peine de mort pour meurtre avec préméditation. Contre toute attente, ses avocats ne plaident pas au complot mais à l’épilepsie passagère. "Sur les photos et les films de l’époque, on constate que Jack Ruby tire avec son majeur au lieu de l’index. Ses avocats s’emparent de ce détail pour dire qu’il n’était pas dans son état normal" relève Gorian Delpature.

8. Avant les coups de feu, l’ambiance était au soulagement dans la décapotable

En 1963, Kennedy entame son opération séduction préélectorale et le Texas en est une étape-clé. Il est alors crucial de faire bonne impression et de montrer au pays tout entier que le Texas le soutient. La chaleur est accablante et la journée longue. Gorian Delpature dépeint la scène: en apercevant la fin du parcours du cortège au loin, c’est le soulagement: l’ombre est en vue, synonyme de rafraîchissement, ils vont pouvoir se détendre. L’atmosphère se fait plus légère, tout s’est bien déroulé et le couple présidentiel a été étonnamment très bien accueilli par la foule. "La femme du gouverneur Connely s’adresse alors à JFK: "Vous ne pourrez plus vous dire que Dallas ne vous aime pas" et au président de répondre "Non, en effet". Il restera un virage sur cette petite route de Main Street, et c’est là que 3 coups de feu éclatent."

9. Les derniers documents que Donald Trump veut exposer ne dévoileront probablement pas grand-chose

Selon le réalisateur Gorian Delpature, toutes les informations importantes relatives à l’assassinat du 35e président des États-Unis ont déjà été révélées. "En 1966, la plupart des archives de l’enquête ont été libérées par le "Freedom of Information Act"". Tout n’avait cependant pas été publié pour des raisons évidentes de sécurité: protection des méthodes d’enquêtes, des enquêteurs encore en exercice ou protection de la vie privée. En 1992, le Congrès américain décide d’imposer de rendre public le dossier en octobre 2017. C’est comme cela que près de 3.000 nouvelles informations ont été publiées sur le site d’archives nationales américaines dernièrement alors que d’autres restent encore confidentielles. "Trump est obligé de les faire sortir, ce n’est pas du tout lui qui est aux commandes" insiste le réalisateur tout en ne s’attendant pas à obtenir de nouvelles grandes révélations.

Regardez l’intégralité de l'émission Un Jour dans l’Histoire consacrée à l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy

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