Umbra : sons texturés et organiques pour un premier EP très prometteur

Avec un nom tout droit sorti des bouquins d’astronomie, Umbra offre avec son premier EP intitulé "And we finally heard them singing", une mise en orbite autour de notre système solaire. Derrière ce projet, se cache Julien Gathy, ex-membre d’Ulysse qui revient à ses premiers amours pour délivrer un disque aux arômes mélancoliques et à la subtilité aguichante. Rencontre avec un cosmonaute de la musique électronique dont la navette atterrit ce vendredi sur la planète Magma Records pour leur première sortie.

Une musique sans compromis mais à deux facettes

"Au fur et à mesure des années, j’ai pris mon temps. J’ai composé pas mal de morceaux, puis j’ai sélectionné. Je ne dirais pas que j’ai trouvé mon son car ce n’est pas modeste en début de projet mais après quelques années je suis arrivé à un truc dont je suis vraiment content". Un son plus mature, c’est l’épilogue positif avec lequel Julien ressort de ses années passées au sein d’Ulysse. Et grâce auxquelles, il débarque, comme il le dit si bien, avec un projet sans compromis mais réfléchit. Un leitmotiv encré en lui comme des griffes sur un tableau noir et à la force duquel il délivre 4 excellents morceaux.

"Umbra, c’est un nom qui vient du lexique de l’espace. En résumé, c’est l’ombre des planètes. C’est lié à une source de lumière puissante dans l’espace et une autre très sombre. Je trouvais ce nom intéressant car il souligne les deux parties de ce que je produis. Le côté club, plus sombre, et la partie plus lumineuse de mes tracks." déclare le musicien qui aime cultiver le mystère comme le confirme aussi le titre de sa première sortie, "And we finally heard them singing". Mais quelle est donc la signification de cet intitulé plus qu’énigmatique ?

"Avec le confinement, j’avais du mal à trouver l’inspiration. Du coup, je me suis organisé des sessions de production loin de Bruxelles pour retrouver cette dernière. À ce moment-là, j’avais une chanson en tête qui s’appelle I heard the birds singing. J’aimais simplement l’analogie entre le retour de l’inspiration et les bruits poétiques de la nature que j’entendais dehors." explique Umbra. Pas d’ésotérisme donc mais simplement de la poésie en harmonie avec ses productions au charme organique. "Dans tous les morceaux que j’ai produits, il y a toujours une touch atmosphérique liée à la nature et aux éléments. Je trouve l’inspiration dans cette dernière. Elle me permet de faire le vide dans ma tête" ajoute le producteur.

Une musique organique, percusive et texturée

Lorsqu’on lui demande de définir sa musique, Umbra répond par : " je dirais qu’elle est électronique/organique car j’utilise un mélange entre des boîtes à rythme et des samples. Je la dirais également percussive, je suis obsédé par ce genre d’instruments. Je terminerais en disant qu’elle est empreinte de beaucoup de textures". Il n’y a pas besoin d’être le meilleur des barmans pour comprendre que ces 3 éléments secoués dans un shaker donnent un cocktail détonant. Débutant avec l’énergique "it was noiceless" et terminant avec l’apaisant "And we finally heard them singing", Umbra sort un EP qui s’inscrit dans la mouvance zéro déchet.

Pour les collectionneurs de vinyles, il faudra attendre la rentrée. L’artiste bruxellois a cependant quelques actualités croustillantes à se mettre sous la dent pour les mois à venir. Il sortira à l’automne un second EP et vous pourrez le retrouver en DJ set le 4 septembre au Halles Saint-Géry en compagnie de son acolyte de chez Magma, Bon Public. Umbra sera également en DJ set sur Jam., ce samedi à 16h, ne le ratez pas.

Soundcloud :

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