Les Nuits 2021 : rencontre avec Yellowstraps, "Bruxelles c’est la maison, la famille, là où tout a commencé"

Il y a des concerts que l’on ne se lasse jamais de voir. Yellowstraps en fait partie avec toute la good vibe et l’énergie qu’il se dégage de cette néo-soul belge.

Après un confinement riche en productions et en collaborations sur le Yellockdown project, Yellowstraps est revenu sur scène plus entouré que jamais. Les rappeurs de l’Or du Commun Primero et Swing ont notamment fait leur apparition sur la scène du Parc du Botanique.

C’était la première soirée des Nuits du Botanique 2021 et avant même que les premières notes résonnent, Jam a pu passer un moment d’interview avec Yvan de Yellowstraps.

Salut Yvan, est-ce que tu pourrais présenter le projet Yellowstraps vite fait à celles et ceux peu nombreux qui ne connaîtraient pas encore ?

Alors, c’est un projet qui date de 2012 on va dire. Ça fait un moment qu’on fait ça à deux avec mon frère Alban et maintenant je ride le projet solo.

Et comment ça évolue musicalement depuis toutes ces années ?

Au début, c’était plus un hobby, une passion et depuis quelques années, depuis 2019, on a décidé de pousser un peu le projet. Professionnaliser tout ça, qu’on est beaucoup plus actifs.

Récemment d’ailleurs, un nouveau projet chez +32 records est sorti, est-ce que tu peux m’en dire un peu plus ?

Ouais, c’est différent, c’est un projet à part. C’est un gars qui s’appelle Miguel qui a décidé de monter ce projet. Il s’est rendu compte qu’il y avait pas mal de producteurs qui avaient la majeure partie des productions qu’ils faisaient qui restaient sur un disque dur et qui ne sortiraient jamais. Lui, il s’est dit que ça pourrait être cool de profiter de ça pour monter un projet avec que des producteurs Belges, c’est pour ça le +32, et du coup de ressusciter en quelque sorte ces morceaux perdus. Du coup on a proposé quelques instrumentales qu’on allait jamais sortir et pour nous c’est un peu une bonne transition à faire entre Goldress, Yellockdown project, +32 et là ça annonce une page qui se tourne on va dire.

Du coup je rebondis sur les projets dont tu as parlé, Goldress et Yellockdown project où il y a de nombreuses collaborations. Quelle serait ta collaboration de rêve ?

La dream collab depuis toujours et je crois que ça le restera à jamais, c’est avec King Krule. Ce serait le rêve. C’est vraiment le premier artiste qui nous a ouvert l’esprit musicalement. La première fois qu’on l’a écouté on s’est un peu rendu compte que la musique, c’était plus large que ce que l’on pensait. A partir de là on a décidé de pousser encore plus le mélange de styles.

…Interruption passage de gens dans les loges et ouverture de boissons

Y : Ça va être technique ! (rires)

Toujours dans le rêve tant qu’on est en légèreté, quel est l’endroit idéal où tu aimerais emmener votre musique, le projet ?

Je crois que je dirais peut-être un endroit mythique. Un festival mythique, ce serait Coachella. Je vois mon manager derrière qui sourit mais c’est l’objectif, on y croit ! Objectif Coachella 2023 (rires) !

Du coup avant ça, c’est quoi la suite là, le futur proche ?

Là la suite c’est le tout tout premier album de Yellowstraps. Jusqu’ici ce n’était que des EP et des mixtapes et là je crois que c’est le bon moment de se lancer. Aussi profiter du fait que le projet Yellowstraps je vais le mener en solo donc c’est cool d’avoir un projet distinct qui montre une page qui se tourne. L’album, c’est vraiment le bon moment je pense.

Enfin ça fait quoi d’être de retour sur quelques dates à Bruxelles là, notamment ici aux Nuits du Botanique ?

Ça fait du bien ! Parce que Bruxelles c’est la maison, c’est la famille. Bruxelles c’est un peu là où tout a commencé, où on a eu les premières grosses scènes, des festivals. Et au Botanique, on a joué tellement de fois au Bota du coup c’est à chaque fois trop bien !

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