Le coup de foudre Parson Jones

Parson Jones
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Parson Jones - © Tous droits réservés

Comment se faire remarquer par les filles ? En jouant de la musique, évidemment. Nouvel épisode de deux copains de classe californiens mais cette fois sur un label français exigeant. Découvrez Parson Jones en 5 points et écoutez-les sur Jam.

1. Parson Jones n’est pas une personne

Qui est donc Parson Jones ? Plusieurs possibilités s'offrent à vous. C’est d'abord un personnage du roman "August is a Good Time for Killing" de Martin Greenberg. C'est aussi un séquoia géant vieux de 1.500 ans. D'une haute de 94 mètres, il est le plus grand arbre de l'Armstrong Redwoods State Natural Reserve, dans le comté de Sonoma, au Nord de San Francisco.

 

Dans le rayon qui nous occupe, Parson Jones est le nom de baptême d'un duo établi à Los Angeles, mais d'origine plus septentrionale. Kerry Fogarty (musicien et producteur) est né à Santa Rosa, non loin de son acolyte Joshua Hollenstein (paroles, chant). Acolyte, car ils se connaissent depuis les bancs de la High School, à deux pas des vignobles de la région. Californiens pur jus, ils revendiquent l'influence du cannabis (dominical) sur leur production.

 

L'inspiration du nom, in fine ? Le fameux séquoia, repéré (par leurs soins) dans leur région d'origine.

2. Des Californiens sur un label français

Belle prise de guerre pour le toujours bien inspiré label Underdog Records, fondé à Paris il y a une quinzaine d'années. Les artistes qu'ils soutiennent vont du créole au dub en passant par la funk-pop, le hip hop et le groove. Quelques noms, dont certains pourraient bien ne rien vous évoquer : Hila, Goodson, John Milk, Sweatshop, Tribeoa, Dafuniks, Flox, Downdelin et un certain... Parson Jones.

3. Débuts en mode nonchalant

Il y a six ans déjà sortait "Make & Models", un premier single chez Underdog.

Parson Jones - Make And Models

Une mélodie nonchalante dont la suite a su se faire attendre -plus de cinq ans en l'occurrence- avant d’accoucher d’un premier LP.

4. Pochette surprise

Le premier album sort en 2019. Il a pour titre “Clear as Day” et se glisse dans un sillon tracé par d'autres musiciens de la Côte Ouest comme LANY ou Dropout.  Parson Jones y a réuni rien moins que 10 titres parfois franchement graves, sous couvert d'une apparente légèreté. Un parti pris pour Kerry Fogarty qui explique "imposer des mélodies radieuses sur des paroles tristes, parfois obliques" de Joshua Hollenstein

Parson Jones - Clear As Day

Pochette surprise : le voyageur y reconnaîtra un soleil brûlant mais voilé, au-dessus d'une forêt qui fait penser à la Sonoma Valley. Et où certains semblent reconnaître des palmiers (hallucinations?).  

5. Euphorie et stérilisation

Nul besoin de chercher la gravité quand on a simplement envie d'un peu d'euphorie. Refrains et harmonies n'échappent pas au son de la pop locale et sont là pour divertir aussi, sans pour autant céder à l'appel des dollars, façon Katy Perry. Certains titres, dont “Ready To Go”, mettent en avant plus franchement la guitare.

Parson Jones - Ready To Go

Depuis la sortie de l’album, leur musique a beau avoir été repérée par quelques magazines de bon goût et par les programmateurs indie de Beats 1 chez Apple, pas encore question d'en vivre. En attendant le grand soir, Kerry stérilise du matériel médical dans la "vraie vie".

Parson Jones, à écouter sur Jam

Coup de foudre assumé : Jam insère rien moins que 5 titres dans ses playlists, issus de ce singulier album sorti il y a quatre mois : "End Credits", "Clear as Day", "Ready to Go", "Shut In" et "On One". Si vous avez mordu au genre, "Clear As Day" est disponible chez Underdog Records en numérique, en CD et en vinyle. Leur site web renvoie vers leur flux Soundcloud.