Iliona dévoile son spleen dans son premier EP "Tristesse"

Iliona
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Iliona - © Ines Vansteenkiste-Muylle

Ce vendredi 5 février, la bruxelloise Iliona sort son premier EP "Tristesse". Huit titres composés dans l’intimité de sa chambre, dans lesquels elle expose ses sentiments, ses doutes, ses peurs et ses regrets. Une véritable introspection qu’elle enveloppe de ses mélodies cotonneuses, pop et mélancoliques. On a rencontré cette jeune artiste au vague à l’âme mais dont l’avenir devrait réserver de jolies surprises…

Ce n’est pas rien finalement, à seulement 20 ans, de sortir un EP que l'on baptise "Tristesse". Ca intrigue, et on ne peut s’empêcher de penser au premier roman (1954) de la toute jeune Françoise Sagan. La démarche est ici bien entendu différente: "Ma musique, mes chansons, sont un réel exécutoire. Ça part d’une intention, d’un besoin primaire de tout extérioriser. Quand je sens que j’ai envie d’écrire, c’est que j’en ai besoin au niveau psychologique", nous explique celle qui, depuis ses 15 ans, écrit et compose avec passion et sans relâche depuis sa petite chambre bruxelloise. Son single "Moins joli", sorti en juillet dernier, en est un exemple parfait "Je venais de rompre et c’est vraiment sorti tout seul… j’ai écrit le texte en une journée."

Dans ces textes, elle questionne, regrette, interroge…rêve aussi, "d’une autre vie", murmure-t-elle. "Ça part souvent d’un sentiment triste que j’ai envie de comprendre. Je me pose face à ce que je ressens, j’essaye de raconter mon émotion. Je cherche, j’expérimente… "

Oiseau de nuit autodidacte

La véritable aventure commence il y a cinq ans environ: "Je compensais mon ennui à l’école par ma musique. C’est vraiment le seul truc qui me faisait du bien". Autrice, compositrice, interprète, pianiste, productrice … cet oiseau de nuit touche à tout et multiplie les casquettes. Elle découvre différentes plates-formes de streaming et upload petit à petit ses morceaux, ses seuls véritables médias de communication étant les réseaux sociaux. "Puis un jour, j’ai décidé que j’étais prête et qu'il fallait que ça sorte de ma chambre. Je me suis grave investie dans la création de ma première chanson et de mon premier clip. J’ai tout organisé pour que ça se passe le mieux possible."  

Retour gagnant : aujourd’hui, elle est signée chez Artside, un label indépendant parisien. Pas question cependant de perdre son autonomie "Artside est une petite structure familiale qui me laisse une totale liberté artistique, ils ne me mettent aucune barrière, c'est très important pour moi."

Eclectisme

Maniant subtilement l’auto-tune aussi bien que son piano, Iliona jongle avec les styles, passant avec aisance du rnb, à la pop, à l’électro.  Côté influences, elles sont multiples:  Françoise Hardy, Barbara, les Beatles, peut-on lire sur sa biographie. "Je fonctionne au coup d’cœur. J’écoute des milliards de trucs en même temps, mon Spotify est totalement incohérent". De fait: "Là pour l’instant, ce que j’écoute à mort, c’est Lio ! Je ne connaissais pas du tout et là ça fait deux semaines que j’écoute en boucle […] Une chanson que j’adore aussi, c'est Full de Martha Da’ro, puis j’écoute King Krule beaucoup, 070 shake, The Kooks… ."

Loin de se contenter d’une seule discipline, Iliona voue une passion toute particulière pour le 7ème art, dont ses codes l'inspirent, comme en témoigne l’esthétique de ces deux derniers clips.

Déjà saluée par quelques ténors de la chanson française (Biolay, Delerm...), l’artiste confirme avec "Tristesse" toute l’étendue de ses talents multiples, toujours avec sincérité et délicatesse.

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