Clark : une immersion dans les profondeurs aquatiques

Clark, ancien poulain de l’écurie Warp, revient avec son nouvel album intitulé Playground In A Lake. Un disque sorti cette fois-ci sur le label de musique classique allemand, Deutsche Grammophon. 20 ans de travail pour 16 titres envoûtants au fil desquels l’artiste anglais aborde la problématique du réchauffement climatique.

Clark ? Who is this guy ?

Clark de son vrai nom, Christopher Stephen Clark, a pendant longtemps agi dans l’ombre du label Warp. C’est en 2014, avec la sortie de son album éponyme, que les projecteurs se tournent vers lui. Connu pour son utilisation de séquences modulées et pour ses synthétiseurs précis, il se forge rapidement une sacrée réputation auprès des amateurs de musique électronique.

Clark, c’est 8 albums studios mais pas que ! Puisqu’en 2015 et 2018, il crée les bandes originales des séries "The Last Panthers" et "Kiri". Il s’attaquera par la suite au grand écran avec la musique du film d’horreur "Daniel isn’t real".

Un album de Clark, c’est avant tout une histoire qui libère son message au fil de la lecture des morceaux. Avec Playground In A Lake, le producteur aborde la problématique du changement climatique et tente de nouvelles expériences musicales. D’habitude plus tourné vers l’IDM et l’electronica, Clark offre à ses auditeurs un disque pointant cette fois-ci vers le neoclassique. Il n’est donc pas étonnant de la voir signer chez Deutsche Grammophon.


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Un voyage sous la surface de l’eau

"Qu’est-ce que Playground In A Lake ? En résumé, c’est une histoire à propos du réel changement climatique que nous vivons mais racontée avec des termes mythologiques. C’est à propos du dernier humain sur terre, la trahison d’un enfant innocent devenant un adulte et la création d’une coquille sur notre jeune moi perdu. C’est à propos du terrain de jeu que nous avons enfoui et une planète noyée, un mythe de l’extinction." déclare Clark sur le site de Deutsche Grammophon.

Cet album est un bouillon d’émotions tantôt positives tantôt négatives qui attire son public petit à petit vers des profondeurs aquatiques. Un voyage sous la surface de l’eau et dans les parties méconnues de l'esprit. Le tout facilité par les instruments à cordes présents sur la quasi-totalité des 16 titres de l’album. Un élément qu'il n'avait pas encore utilisé dans sa musique. Le producteur propose un disque différent qui ne séduira peut-être pas tous les fans purs et durs mais qui selon nous, est à consommer sans modération.

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