Ben Howard annonce un nouvel album et s’ouvre à des collaborations inattendues

Ben Howard, c’est un peu comme un grand-oncle éloigné. On ne le voit pas souvent, il donne rarement de ses nouvelles, mais on écoute avec plaisir le récit de ses aventures lors des retrouvailles. Il nous avait laissés en 2018 sur "Noonday Dream", un album introspectif expérimental. 3 ans plus tard, il revient avec 2 morceaux singuliers qui annoncent la couleur d’un nouvel album à paraître le 26 mars.

"Collections from the Whiteout", son quatrième opus, devrait s’inscrire dans la lignée de l’album précédent en alliant guitares rêveuses et textures électroniques. Elle est en effet loin l’époque du jeune garçon souriant qui jouait, de ses doigts habiles, un folk insouciant. Alors qu’il avait tout pour devenir le prochain Ed Sheeran, Ben Howard a décidé d’emprunter d’autres chemins plus sinueux. Depuis son premier grand succès Keep Your Head Up, ses morceaux sont devenus plus matures, plus complexes, plus sombres aussi.

En écoute sur Jam, le premier single What A Day est pourtant une petite surprise. Présenté comme le morceau le plus ensoleillé de l’album, ce single résume le parcours de Ben Howard à lui seul. On y retrouve la douceur des débuts, le talent d’Howard pour créer des ambiances sonores remarquables, le tout rythmé par une petite touche électronique. Une ode à la futilité et au temps qui passe. Carpe Diem disait Horace.

Lâcher prise 

Comme son nom l’indique, cet album est une collection d’instantanés issus de plusieurs sessions entre New York, Paris et son Devon natal. Sur son site, on peut lire une citation de l’écrivain américain M.C. Richards : "Pour devenir artiste, il faut avant tout créer. Parfois, vous aurez raison et parfois vous aurez tort, mais vous devez passer par ce processus". Alors que ses 3 premiers albums ont tous les trois une identité conceptuelle forte, l’artiste partait cette fois vers l’inconnu. Il explique avoir commencé à jouer avec quelques idées sans savoir où cela le mènerait. L’essentiel était pour lui de laisser libre cours à son imagination et de se donner l’autorisation de créer, sans exigences de résultat. Un détachement qui se fait déjà sentir dans les premiers extraits de cet album qui s’annonce éclectique.

Un travail d’équipe

Pour la toute première fois de sa carrière, Ben Howard a décidé de s’ouvrir à la collaboration et à la coproduction. Aux commandes de ce nouvel opus, Aaron Dessner qui n’est autre que le guitariste de The National dont le dernier album remonte à 2019. Dessner possède de multiples casquettes. Tour à tour producteur, musicien et curateur de festivals, il a notamment produit les derniers albums de Taylor Swift

En studio avec Ben Howard, il n’a d’ailleurs pas hésité à faire jouer son carnet d’adresses. Sur l’album on retrouvera Kate Stables (This Is The Kit, Cabane), Thomas Bartlett (St. Vincent) mais également le batteur Yussef Dayes, emblème de la nouvelle scène Jazz au Royaume-Uni. Moitié du frénétique duo Yussef Kamaal, il a collaboré avec Tom Misch sur le très bon "What Kinda Music", sorti sur Blue Note. Au vu du second extrait de ce nouvel album dévoilé le 2 février dernier, la rencontre entre Ben Howard et Yussef Dayes s’annonce savoureuse. Sur ce nouveau single, Crowhurst’s Meme, on apprécie d’emblée le jeu innovant et caractéristique du batteur anglais, fils spirituel de Billy Cobham, célèbre batteur de Miles Davis

 

Collections from the Whiteout sortira le 26 mars chez PIAS. 

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