La pilule contraceptive n'a plus la cote

En Belgique, un million de femmes utilisent la pilule contraceptive. Si à ses débuts, elle représentait une libération pour la femme, elle est devenue une contrainte pour beaucoup. Johan van Wiemeersch, président de l’association professionnelle des gynécologues belges constate une "fatigue" de la pilule. La composition du contraceptif est également en cause. Selon une étude de l’institut Solidaris, elles sont 56% à craindre la présence d’hormones dans leur moyen de contraception.

Une diabolisation injustifiée

D’après les professionnels de la santé, cette peur n’est pas justifiée.  Johan van Wiermeersch se veut rassurant: "Les études scientifiques le prouvent, il n’y a pas d’effets négatifs sur le cancer du sein. On ne prend pas non plus de poids car la plupart des pilules ont un dosage léger. La pilule est même une protection contre le cancer de l’ovaires, qui est quand même un cancer très dangereux."

Cécile Laurent est psychologue et sexologue à "Aimer à l’ULB". Selon elle, il y a un problème de désinformation concernant la pilule. C’est également une tendance. "De manière globale et générale, il y a une envie de retrouver des choses de plus en plus naturelles". En ce qui concerne les moyens de contraception naturelle, elle ne contexte pas son efficacité, mais précise que "le corps de la femme n’est pas une machine. Il arrive qu’il fasse des choses inattendues. L’utilisation de moyens de contraception naturels est très bien pour celles qui acceptent l’erreur et donc la possibilité de tomber enceinte".

Quant à la peur des hormones elle ajoute que les pilules en sont dosées de manière infime. Selon Cécile Laurent, il y a eu une grande évolution par rapport aux débuts de la pilule.

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