"L'austérité fait mal aux soins de santé": TAM TAM porte le débat sur les réseaux sociaux

La santé, le travail, la justice souffrent-ils  des politiques d'austérité ? Mutuelles, syndicats, ONG, associations diverses ,  entreprennent de démontrer, chiffres à l'appui, les conséquences, néfastes d'après leurs analyses, des politiques gouvernementales. Premier volet de cette campagne, baptisée Tam Tam : la sécurité sociale. La majorité fédérale y a fait économiser 1,5 milliard en soins de santé dénonce la vidéo qui évoque une "saignée".

Comme l'explique Fanny Dubois, sociologue et conseillère chez Solidaris, "la sécurité sociale a été instaurée après la seconde guerre mondiale pour garantir l'accès aux soins pour tous. Chacun cotise selon ses revenus et en bénéficie selon ses besoins. C'est le principe de solidarité." Les promoteurs de la campagne estiment donc que cet héritage serait en danger.

Un influence britannique ?

Les organisations qui sont derrière ce clip redoutent un modèle anglo-saxon, basé, lui,  sur la privatisation de la santé, et donc aussi de la marchandisation de notre corps. "En Grande Bretagne", raconte Fanny Dubois, "il faut s'inscrire sur une liste d'attente pour voir un médecin, généraliste ou spécialiste. Et l'attente peut durer des semaines, voire des mois, avec les ravages que cela implique. Ce système pénalise évidemment les plus pauvres, et même la petite classe moyenne, qui ne peuvent se payer une assurance privée. Aux Etats-Unis, toute une catégorie de la population n'a plus accès aux soins élémentaires que via un système d'assistanat très stigmatisant. "

Une note de 21 pages

Les projets du gouvernement actuel visent à diminuer les cotisations patronales et même à exempter certains emplois de cotisations affirme la vidéo. Qui va dès lors financer la sécurité sociale? s'inquiète le collectif Tam Tam qui dénonce aussi une baisse du remboursement sur certains médicaments ou encore un raccourcissement des hospitalisations pour grossesse. "Les dérives sont déjà visibles", analyse Fanny Dubois. "Dans les hôpitaux,  qui doivent eux aussi être rentables, un patient qui a souscrit à une assurance privée se verra appliquer plus d'examens qu'un autre patient, qui ne dispose que de la sécurité sociale. C'est une vrai question éthique." Outre la vidéo destinée à alimenter les réseaux sociaux, les organisateurs de cette campagne ont également mis en ligne une note de 21 pages pour étayer leurs affirmations.


La vidéo de la campagne est à visionner ci-dessus.

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