Coronavirus en Belgique : test grandeur nature réussi pour la vaccination

Coronavirus en Belgique : test grandeur nature réussi pour la vaccination
Coronavirus en Belgique : test grandeur nature réussi pour la vaccination - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

Comment transporter les vaccins contre le covid-19 dans de bonnes conditions ? Jeudi, les différents intervenants ont testé la mise en œuvre grandeur nature, sous l’œil d’experts et d’observateurs indépendants. Une répétition générale pour tester les éventuelles failles dans le système et pouvoir les corriger. Yvon Englert, délégué général de la cellule wallonne contre le covid, fait partie de ce comité d‘experts et son analyse de l’opération est plutôt positive. "Nous sommes prêts sur les grands enjeux, à savoir la capacité de livrer et de maintenir la chaîne du froid depuis l’usine jusqu’à l’hôpital et au lieu de stockage à moins 80 degrés, explique-t-il. Cela fonctionne correctement. Le suivi de la livraison a permis de bien vérifier qu’il n’y a pas eu de rupture de la chaîne du froid. Les 3 pharmacies hospitalières qui ont participé au test ont été capables de recevoir et de stocker les vaccins dans les conditions adéquates. C’était l’enjeu majeur de ce test grandeur nature en termes de logistique."

Une question de détails

Il y a pourtant quelques petits détails qui restent à affiner dans la deuxième étape du processus, explique Yvon Englert : "Au moment où les vaccins partent pour les maisons de repos qui les ont commandés, on les décongèle. Ils passent de moins 80 degrés à moins 4 degrés, la température à laquelle ils seront transportés jusque dans le frigo de la maison de repos. Cela doit être davantage surveillé."

"Autre détail : la taille des boîtes d’entreposage ou des petits problèmes avec la prescription. Bref, des points mineurs qui pourraient pourtant faire échouer l’opération. Et c’est justement à cela que sert un test à blanc", poursuit le délégué général. Il va falloir aussi former le personnel d’ici au 5 janvier au respect des SOP, les "standard operation procedures", qui précisent point par point toute la démarche. Cela doit être prêt pour le 21 décembre et cela sera distribué à tout le monde.


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Nous sommes prêts

Entre Noël et le Nouvel An, la vaccination en conditions réelles sera expérimentée avec un petit nombre de pharmacies et de maisons de repos. Il s’agit de vérifier que tout est en ordre avant de commencer la campagne de vaccination massive. "Nous sommes prêts et nous sommes très confiants dans notre capacité à utiliser cette nouvelle arme contre l’épidémie. Même si on n’utilisera pas tout de suite le volume maximum pour monter en puissance, tout en veillant à la qualité du processus avec une rigueur absolue", affirme Yvon Englert.

Et quand on pose la question d’une éventuelle pénurie, le professeur répond : on ne pourra pas parler de pénurie puisque nous connaissons les volumes de vaccins disponibles et nous adapterons la vitesse de vaccination à ces volumes. Des volumes qui vont croître au cours des mois avec l’apparition aussi d’autres vaccins que celui de Pfizer, comme le Moderna, qui sera vraisemblablement notre second vaccin et qui vient d’obtenir l’agréation des autorités sanitaires américaines. Et il y en aura d’autres jusqu’au printemps. On a aussi anticipé l’achat des seringues et des aiguilles que toute la planète cherche aujourd’hui à acheter. Elles sont là depuis la mi-décembre. Confiant, Yvon Englert le répète : "Nous sommes prêts !"

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