Test de résistance des préservatifs ultra-fins : attention aux risques d'explosion

Les fabricants de préservatifs dans leur course à toujours plus de finesse n'en oublieraient-ils pas la résistance? Une équipe d'"On n'est pas des Pigeons", accompagnée de son scientifique "maison", Yvan Monin, a mené un test de résistance de différents modèles de préservatifs ultra-fins.

Quoi de mieux qu'un symbole phallique par excellence, la tour Reyers, que pour mener notre premier test? Notre scientifique-maison va procéder à l'épreuve dite du "lancer de préservatifs". Les modèles testés, remplis d'eau, vont-ils résister à une chute de septante mètres? Tous éclatent en percutant le sol. Les résultats seront déclarés finalement non-concluants. Le test suivant est appelé "le test de la manche à air". Élancé sur l'autoroute à cent kilomètres par heure, notre scientifique soumet les préservatifs cette fois à un gonflement extrême. Les résultats, à nouveau, seront déclarés non-concluants. Aucun ne résiste, en effet, à l'épreuve du gonflement.

Un test de traction

Passons, enfin, à un test véritablement scientifique dans un laboratoire spécialisé dans les matériaux polymères, le laboratoire Materia Nova à Mons. Nos cinq modèles de préservatifs vont y subir un test de résistance, en bonne et due forme. A première vue, ils n'ont pas l'habitude ici de manipuler ce genre de produits. Il faut dire que le lubrifiant n'aide pas à la mise en place. Marie-Hélène Huguet, la technicienne à qui revient la difficile tâche de tester ces préservatifs, nous explique la méthode : "On va placer l'échantillon sur le banc qui va étirer le matériaux jusqu'à sa rupture. On mesurera donc la force à la rupture et l'allongement à la rupture." Après plusieurs mesures, des résultats crédibles nous sont fournis.

Élongation à la rupture

Sachant qu'un échantillon de préservatif classique peut être étiré jusque huit fois sa longueur, voici ce que valent les échantillons des préservatifs ultra-fins. Ils peuvent s'allonger tout au plus jusqu'à sept fois. Quant à l'échantillon du préservatif le plus fin du monde, il craque seulement après une double élongation.

Force à la rupture

Nous obtenons plus au moins le même classement en fonction de la force exercée à la rupture. Les échantillons des préservatifs ultra-fin cassent avec deux fois moins de force que pour un échantillon d'un classique. Quand à l'échantillon du plus fin des fins, le dernier de notre classement, il se révèle en effet très fragile. On s'en doutait un peu, mais ça valait le coup quand-même de les tester. Généralement, plus un préservatif est fin et plus il est fragile. Alors si vous voulez favoriser les sensations au lit avec de l'ultra-fin, n'oubliez pas aussi de lever le pied sans quoi : "Bonjour les dégâts!"

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