Restaurants universitaires : pour le meilleur ou pour le pire ?

La rentrée universitaire est derrière nous. Et certains parents s’inquiètent de savoir ce que leurs enfants, fraîchement issus du secondaire, vont bien pouvoir manger à midi, quand ils seront loin de la maison et des bons petits plats familiaux. N’écoutant que son courage, Marc Oschinsky a testé trois restaurants universitaires, histoire de calmer les angoisses parentales. Ou, au contraire, de justifier leurs pires inquiétudes…

En compagnie d’Olivier Frey, qui a créé une maison de bouche à Bruxelles et se décrit lui-même comme observateur du goût, nous avons commencé notre tournée des restaus U avec l’ULB. La cantine s’y appelle Chez Théo, hommage au fondateur de l’Université, Théodore Verhaegen.

Premières impressions…

Plutôt positives : le choix est vaste et les prix démocratiques. Un étudiant payera 4,60 euros pour un vol-au-vent. Mais est-il bon ? Olivier a quelques réserves :

"La bouchée n’est pas creuse, elle est fermée, donc la sauce coule au lieu de la remplir. Et la sauce, elle, contient peu de champignons et quelques dés de poulet recomposé. Beaucoup de frites aussi. Mais pour ce prix-là, c’est honnête. J’ai quand même fini par trouver une boulette."

Quant à votre humble serviteur, il a opté pour la choucroute. La viande est bien présente. Mais le chou est un peu sec.

Note finale : 7/10.

Au tour de Louvain-la-Neuve

A l’UCL, le restaurant s’appelle le Sablon. Parce qu’il est situé rue du Sablon, tout bêtement. Ici aussi, grand choix et prix plancher. Olivier opte pour le tajine d’agneau, prix étudiant 3,35 euros, prix extérieur 7,10 euros. Et il est emballé !

"Je suis très agréablement surpris. Il y a un petit côté citronné. L’agneau est bon, on a le côté un peu gourmand des fruits secs, des raisins… Je trouve ça très cohérent, même la semoule n’est pas mauvaise."

Note finale : 7,5/10.

Mons : sans merveilles ?

On laisse passer deux jours, histoire de nous remettre de nos émotions gastronomiques, et on va tester le restaurant de l’université de Mons. Le choix est plus réduit et, pour 4 euros, Olivier prend le poulet à l’italienne. C’est quoi, un poulet à l’italienne ?

"On a une grosse tranche de poulet, et une tranche de jambon sûrement italien, j’ai l’impression qu’il y a un peu de pesto, assez insipide. Et des pâtes, trop cuites. Pour 4 euros, je pense qu’il y a moyen de faire un peu mieux"

Note finale : 4/10

Evidemment, on ne choisit pas son université pour la qualité des repas du restaurant universitaire. Notez, on devrait peut-être…

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