On a testé Scooty, le scooter électrique en libre-service

Depuis le mois d'octobre, 25 petits scooters électriques ont envahi les rues de Bruxelles, ou du moins une partie d'entre-elles. Car jusqu'au printemps, le service Scooty est en phase de test et seule une zone d'utilisation limitée en Région de Bruxelles-Capitale est désservie. Dans quelques mois, de nouveaux scooters débarqueront dans la capitale avec comme objectif pas moins de 700 véhicules à l'horizon 2018. Ces engins ont pour particularité d'être accessibles à tous. Du moins à ceux qui disposent d'un permis de conduire valable et qui se sont préalablement inscrits sur le site de Scooty. Le principe de base étant de payer proportionnellement au temps d'utilisation du scooter.

Simple d'utilisation

En cette fin d'automne frisquet, nous avons testé le concept. Coup de bol, le jour de notre l'inscription, les frais uniques sont passés de 25 à 4,99 € avec une demi-heure d'utilisation gratuite. Toujours ça de gagné, même si quelques jours plus tard, c'est une paire de gant qui sera offerte en plus... Les promos sont nombreuses et variées chez Scooty durant cette période de rodage. Par exemple, au moment d'écrire ces lignes, le prix à la minute est passé de 25 à 14 centimes ! Bref, une fois l'inscription finalisée, nous recevons un mail nous proposant de suivre un cours de conduite de scooter. C'est vrai que plus de 35 % des clients Scooty sont novices en la matière. Nous passons outre cette proposition pour réserver au plus vite notre scooter, à l'aide d'un smartphone obligatoire. Grâce à la géolocalisation du téléphone, l'application nous propose la liste des véhicules disponibles près de notre position. Une fois le choix opéré, nous avons 15 minutes pour nous rendre sur place. Car ici, pas question de station regroupant plusieurs scooters, comme le propose Villo avec ses bicyclettes. Le principe est celui du free-floating, c'est à dire qu'après chaque utilisation, on laisse le scooter sur n'importe quelle place de parking ou trottoir suffisamment large.

Après une vérification de l'état du scooter, nous pouvons valider la réservation. En même temps que le chronomètre se déclenche (et on peut le suivre sur le téléphone), le coffre se déverrouille, permettant de récupérer un des deux casques proposés ainsi que des charlottes de protection. Sans clé et surtout sans bruit, le scooter peut être emprunté. A la fin du parcours, il suffit juste de signaler sur l'application la fin de l'utilisation et le scooter se verrouille. Le montant financier sera débité de notre carte de crédit.

Zéro tracas

Utiliser un scooter qui n'est pas le sien permet d'éviter bon nombre de soucis. Pas besoin de disposer d'un garage ou d'un lieu fermé, pas de crainte de vol, pas de négociation avec l'assureur, pas de carburant à ajouter ou de batterie à recharger. D'ailleurs, quand la charge est inférieure à 20 %, le scooter n’apparaît plus sur l'application. Les fondateurs de Scooty sont alors avertis et passent une partie de leurs soirées à remplacer les batteries vides mais aussi à déplacer les scooters afin de proposer une offre cohérente en ville. On imagine le travail que cela engendrera d'ici quelques mois, lorsque la totalité de la Région sera couverte avec plusieurs centaines de scooters. Pour l'instant, on n'en est pas encore là et la société profite de cette phase de test pour corriger certains bugs (le phare et l'avertisseur sonore de notre scooter étaient temporairement défaillants), affiner les contrats d'assurance, peaufiner la grille tarifaire ou encore adapter les réglages des deux-roues électriques. Mais si le concept fonctionne en Italie, Allemagne ou France, il n'y a pas de raison que la sauce ne prenne pas chez nous.

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