On a testé la ponctualité des trains à la SNCB

Chaque année, un journaliste d'On n'est pas des pigeons passe une journée sur le rail belge. Objectif : parcourir le pays de long en large afin de tester la ponctualité des trains. Nous sommes apparemment tombés sur un bon jour.

Récit d’une journée de rêve …

Ce vendredi matin, le soleil brille. Nous prenons notre premier train à Ottignies, gare la plus fréquentée de Wallonie. Sur le tableau des départs, tous les trains sont à l'heure. Beaucoup de navetteurs doivent d'ailleurs piquer un petit sprint pour ne pas rater leur train.

Peu avant neuf heures, nous arrivons à Bruxelles-Midi. A peine cinq trains sur cinquante affichent un léger retard. Mais ce n'est pas parce que votre train est annoncé à l'heure qu'il l'est pour autant. Notre train pour Liège est censé partir à 9h27. A 9h31, on attend toujours sur le quai. Il arrivera finalement avec huit minutes de retard. Un léger retard qui n’aura néanmoins aucune conséquence sur l’heure d’arrivée à la gare des Guillemins.

Nous parcourons ensuite la dorsale wallonne. Rien à signaler entre Liège et Mons. Et pour finir, nous rejoignons la gare de Bruxelles-Central en heure de pointe. Le tableau des départs affiche d’étonnantes couleurs avec un seul petit retard de cinq minutes. Et ce, malgré une fausse alerte à la bombe en gare de Namur.

… pas représentative du quotidien des navetteurs !

Pour beaucoup d’usagers du rail, les trajets sont souvent parsemés d’embûches. Certains avouent d’ailleurs prendre systématiquement le précédent train pour éviter d’arriver en retard à leur boulot. Précision utile : nous avons dû remettre au service communication de la SNCB le jour de notre tournage la liste des trains que nous allions emprunter. Avons-nous eu droit à un traitement de faveur ou est-ce simplement un coup de bol ?

La majorité des retards sont dus à des causes externes

Selon la SNCB, 89,2% des trains sont ponctuels. Seuls les trains avec un retard qui excède six minutes sont comptabilisés comme étant " en retard " par la direction des chemins de fer. " La cause numéro 1 des retards l’an passé n’est pas imputable à Infrabel ou à la SNCB, mais bien à des phénomènes externes au rail, comme des alertes à la bombe, des personnes qui se trouvent le long des voies ou la présence de bétail sur les rails ", explique Thierry Ney, porte-parole à la SNCB.

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