Les colas light et zéro dégustés à l'aveugle : une surprise de taille

Dans le monde concurrentiel des sodas, le "sans sucre" prend de plus en plus d’importance. Il représente un peu près un tiers des ventes. Mais pour la catégorie des colas, on monte à 40% d’allégés en sucre. En Belgique, Coca se taille la part du lion à grand coup de marketing, mais les marques distributeurs peuvent avancer un prix plancher pour se différencier.

Ainsi, sur les cinq bouteilles d’1,5 l que nous avons sélectionnées, Everyday Light se vend à 54 centimes chez Colruyt tandis que le River Cola Zero est à peine plus cher chez Aldi : 59 centimes (mais le River Light est également à 54 ct). C’est près de quatre fois moins cher que les deux Coca, Light et Zéro qu’on a acheté à 2,08 euros. Le Pepsi Max, à 1,63 euro, est un rien moins cher que ses concurrents directs. Reste à savoir si les différences de prix se reflètent aussi lors d’une dégustation à l’aveugle.

Plus cher, mais aussi meilleur ?

Lorsque l’on cache les bouteilles et que l’on remplit les verres, bien malin qui peut différencier les colas, tous noirs et tous pétillants. Heureusement, lorsqu’on goûte, les différences sont perceptibles. Bon, pas nécessairement par tous les dégustateurs, certains nous demandant si on ne les piégeait pas en servant la même boisson, mais dans l’ensemble, on note de subtiles différences de goût.

A la question de savoir quel soda est le préféré, les neuf dégustateurs, des quidams rencontrés en rue, ont ratissé large. Si un testeur place tout le monde sur un même pied, les deux Coca, Light et Zéro, se détachent légèrement avec trois votes chacun, devant Pepsi et Everyday à égalité. Par contre, le River Cola se distingue, malheureusement dans le mauvais sens, puisqu’il ne récolte aucun point. Spontanément, plusieurs dégustateurs l’ont considéré comme étant le moins bon des cinq échantillons.

Mais la véritable surprise de ce petit exercice qui n’a bien entendu pas valeur de sondage, c’est qu’aucun testeur (et aucun collègue de la rédaction) n’a réussi à identifier la moindre marque ni le moindre échantillon. Une fois les logos cachés, le marketing n’a plus droit de cité. Seule compte la perception subjective du goût : on aime ou pas, mais on ne sait pas ce qu’on boit !

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