J'achète ou j'achète pas : le soutien-gorge sportif à 9,99 euros chez Aldi ?

Moins de dix euros pour une brassière, c’est une aubaine quand on connaît le prix des vêtements sportifs de marque. Evidemment, point de logo apparent puisqu’il s’agit d’un produit vendu chez Aldi et non dans une enseigne spécialisée. Et en plus, pour le prix, on a le choix entre trois modèles aux formes et couleurs différentes, tous disponibles en quatre tailles (du S au XL).

Une coach sportive comme experte

Anaïs est coach sportive au Fitness du Parc ainsi qu’à l’UC Louvain. Sa première impression est plutôt positive car le modèle que nous avons choisi, une brassière bleue, dispose d’un petit voile transparent sur le dessus, est plutôt réussi. La matière semble prévue pour absorber la transpiration, mais un détail attire tout de suite son attention : "il y a des attaches métalliques dans le dos. Pour des vêtements de sport, il vaut mieux une bande de tissu élastique, pour éviter d’être gênée ou d’avoir mal."

On lui demande ensuite d’effectuer plusieurs exercices, représentatifs d’un travail général sur l’ensemble des muscles. Si le jogging ou les sauts ne posent aucun problème, ce n’est pas le cas lorsque l’on porte les efforts sur le haut du corps. Les anneaux ou le "Mountain Climber" (sorte de position de départ d’un sprint, en bougeant les jambes d’avant en arrière) révèlent un défaut. La coupe au niveau du thorax est un peu large et le frottement irrite fortement Anaïs. Il faut dire qu’il s’agit de modèles universels, absolument pas réglables et donc pas nécessairement adaptés à toutes les morphologies.

Des attaches qui gâchent tout

Mais comme Anaïs l’avait prédit, ce sont bien les parties rigides de la brassière qui posent le plus de problèmes. Couchée sur le dos pour réaliser une série d’abdominaux, elle ressent immédiatement des douleurs au niveau de la colonne vertébrale, à l’endroit des agrafes de fermeture du soutien-gorge. Et encore, la qualité des tapis de sport utilisés atténue un peu l’effet. Pareille position sur sol dur semble impensable.

Le bilan est donc négatif pour ces brassières bon marché. Anaïs concède que pour une sportive occasionnelle, c’est tout de même mieux qu’un soutien-gorge normal, mais cela n’est pas adapté à la pratique d’une activité régulière ou intensive. D’autant que ce bref test n’a pas pu mettre en exergue la capacité de ces vêtements à résister dans le temps. Les coutures vont-elles tenir ? Le tissu va-t-il se détendre ? Autant de questions dont nous n’aurons pas les réponses puisque notre coach va s’empresser d’enfiler à nouveau ses brassières habituelles, certes beaucoup plus chères, mais bien mieux adaptées.