Défi : vivre 10 jours sans smartphone !

Du haut de mes 27 ans, vivre sans smartphone en 2020 paraît être l’épreuve la plus insurmontable au monde. Je m’en sers pour à peu près tout : appels et communications, e-mails, recherches sur le web, GPS, musiques, virements bancaires, etc. Pourtant, tous les jours, de plus en plus de jeunes (comprenez : moins de 25 ans et souvent étudiants) font le choix de s’en séparer au profit d’un bon vieux GSM.

Ils s’orientent, par exemple, vers un 3310. Modèle que j’avais moi-même en poche à mes 14 ans, ou vers ces GSM à moins de 20€ qu’on trouve aujourd’hui dans toute grande enseigne qui vend des téléphones. C’est un de ces modèles que je me procure : le Nokia 105.

Un nouvel espoir

Reprendre ce téléphone en main c’est comme retourner à l’âge de pierre dans mon esprit. Il me faut d’abord retrouver une carte SIM à la bonne taille. Car, oui, on doit retourner à une carte classique contrairement aux micros SIM qu’on place maintenant dans les smartphones.

Petite astuce : en gardant la carte complète qu’on vous donne au moment de la signature de votre contrat, celle sur laquelle vous retrouvez votre code PUK, vous économisez l’achat d’un adaptateur.

Une fois le téléphone allumé, commence la prise en main. Il est léger, petit mais avec son clavier en 12 touches, il me faut une éternité pour écrire le moindre SMS. Si bien que par flemme de devoir prendre le temps d’écrire un message, j’appelle parfois mes amis ou mes collègues pour leur dire simplement : " J’arrive ".

La technologie contre-attaque

Si l’utilisation de mon téléphone diminue, c’est tout le contraire pour une série d’autres appareils à commencer par mon imprimante qui chauffe de plus en plus. Une place de concert ? Impression obligatoire. Un itinéraire à faire en ville ? Impression du parcours obligatoire pour ne pas se perdre.

Fatalement, je fais beaucoup plus de choses sur mon ordinateur. La consultation de mes mails ne peut se faire que par là. Tout comme mes virements que je fais habituellement sur mon smartphone. Par ailleurs, je ne retrouve les réseaux sociaux que le soir en rentrant chez moi. Il n’est donc pas rare pour moi de voir des dizaines de notifications en retard quand je rentre… Ce qui me fait dire que Facebook me sollicite quand même beaucoup sur une journée entière. Je découvrirai aussi en récupérant mon smartphone pus tard que j’avais des dizaines de messages à récupérer sur WhatsApp.

Enfin, je retrouve l’utilité d’un radio-réveil. Si mon Nokia a bien la fonction réveil, il ne donne pas la météo ni les infos fraîches du jour. Je retrouve donc le plaisir d’écouter la radio le matin dans un autre endroit que ma voiture.

Le retour de la carte

Parce que si la radio peut me donner ces infos, elle peut aussi me donner les infos trafic. Par contre, tout itinéraire vers une destination où je n’ai jamais mis les pieds devient complexe. N’ayant pas l’envie de débourser un centime pour un GPS que je n'utiliserai que 2 ou 3 fois, j’achète plutôt une carte de Belgique.

C’était devenu une habitude pour moi de lancer Waze quand je rentrais dans ma voiture. Ne l’ayant plus à disposition, j’utilise moins de parcours alternatifs en cas d’embouteillages pour mes trajets habituels. Et pour tous les trajets que je découvre, l’attention est dédoublée. Je fais plus de pauses pour vérifier que je suis sur le bon itinéraire, je perds du temps en me trompant et je cherche les rares panneaux de Belgique qui m’indiquent la bonne direction. Le temps en voiture est donc décuplé, c’est probablement le plus gros problème que je rencontre en perdant mon smartphone.

La revanche du sommeil

A contrario, la perte d’un smartphone est un gain gigantesque pour la tranquillité de l’esprit. Plus de notifications intempestives toutes les trois minutes. Quand on reçoit un message, je sais que c’est un minimum important et pas une blague dans une discussion de groupe sur Messenger. Je redécouvre même parfois des interactions humaines quand on boit un verre avec des amis, le téléphone n’est pas forcément sur la table et je ne suis pas tenté de sortir des discussions pour regarder des vidéos de chats.

Enfin, le plus gros atout, c’est au moment d’aller dormir. Je passais un temps considérable à regarder mon téléphone avant de m’endormir. Toujours pour regarder des choses parfaitement inutiles. Je ressors plutôt des bouquins et je gagne une durée et une qualité de sommeil exceptionnelles.

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