Cara contre grandes marques : nous avons fait le test des pils

A 33 centimes la canette, la Cara est de 3 à 4 fois moins chère que les grandes marques. Mais cette différence se remarque-t-elle quand on la goûte ? Pour le savoir, nous avons proposé un test à quelques membres de l’Ordre du Faro, qui défend les bonnes bières de chez nous : saurez-vous faire la différence entre une Cara et des pils de grandes marques, plus chères et plus réputées ?

Nous avons donc mis, côte à côte, des verres de Jupiler, de Vedett, de Maes et, bien entendu, de Cara. Nos jurés sauront-ils repérer cette dernière ? Il est vrai qu’ils sont plus habitués aux bières artisanales qu’aux produits de l’industrie…

Au nez et à l’œil, ça donne quoi ?

- La 1 et la 4 me conviennent au nez. Mais les deux autres, non…

Mystère dans la bière…

Colruyt refuse de révéler où sa bière est brassée et quelle est leur recette pour avoir des prix aussi plancher. Pour tenter de lever un coin du voile, j’ai rendez-vous avec Sofie Vanrafelghem, qui est sommelière en bières. Dites-nous, ils mettent quoi dans la Cara ?

- Ils mettent de l’orge, c’est indispensable et c’est la céréale la plus utilisée dans la fabrication des bières. Mais ils peuvent compléter avec du riz et du maïs. C’est moins cher et plus léger.

Moins d’orge, plus de riz, c’est la recette des économies ! Pendant ce temps, nos dégustateurs en sont à leur première bière : la Jupiler. Mais ils ne le savent pas. Ce qui n’empêche pas leurs avis d’être plutôt mitigés…

- Rien de transcendant au niveau du palais. Franchement rien. De l’eau…
- On ne goûte pas le malt, elle n’est pas ronde en bouche.
- C’est une pils, mais une mauvaise pils.

Place maintenant à celle qu’ils doivent repérer : la Cara

- Moi je trouve qu’elle est moins bonne que la première. Qui était déjà assez moyenne…
- L’arrière-goût est quand même assez développé, je la préfère à la précédente.
- Elle est plus amère, elle est plus ronde, elle est plus intéressante.
- On en demandera encore. Parce qu’elle reste collée au palais, alors que la première ne restait pas collée au palais, c’était de l’eau…

Et pourtant, selon notre sommelière en bière, la méthode de production de la Cara consisterait justement à utiliser pas mal d’eau :

- On va créer un moût dont la gravité est supérieure. On va faire une recette pour une bière de 8 ou 9%. Ensuite, on n’a plus qu’à ajuster la densité en diluant avec de l’eau. C’est une technique que toutes les grandes marques utilisent pour faire de la pils.

Retour à notre panel

Il en est à sa troisième bière, la Vedett, la plus chère des quatre. Et ce n’est toujours pas le coup de foudre :

Celle-ci reste en bouche, mais elle est trop sucrée.

Et enfin, la Maes. Ah, là, on aperçoit enfin le bout du tunnel :

- Je dirais qu’il y a plus de recherche dans celle-ci que dans les trois autres bières.

Mais la question n’est pas là. La question, c’est : 1, 2, 3 ou 4, laquelle est la Cara ? Et le verdict du jury est :

- A première vue, après discussion, c’est donc la troisième.

Raté, c’était la 2 ! De toute façon il faudra refaire le test l’année prochaine, puisque, chaque année, Colruyt peut changer de brasserie, selon celle qui propose le prix le moins élevé. Comme l’explique Sofie :

- Quand on travaille avec une autre brasserie, on va avoir un autre résultat. Donc, le goût peut changer d’une année à l’autre.

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