Alcool au volant : est-ce que les alcootests sont fiables ?

Quand vous sortez le week-end, il n'est pas rare que vous buviez un verre ou deux, ou même parfois plusieurs. Vous n'êtes alors plus en état de prendre la volant. Un alcootest qui prendra un échantillon de votre haleine vous le dira peut-être. Mais lequel choisir ? Pour effectuer le test, nous avons fait appel à des professionnels de la descente : les héros du gazon.

Benoit Godart, responsable de communication à l’IBSR, nous fait tester le premier : le BREATHALYSER MOBILE ALCOHOL TESTER. Il s'agit d'un boitier à mettre sur le smartphone. Il coute 12,98 et le résultat est décevant. Il sous-estime notre taux d’alcoolémie. On pourrait donc vite se sentir apte à conduire alors qu'en fait, on ne l'est peut-être pas. Face à cette constatation, Benoit Godart nous explique qu'ils ont averti le SPF Économie. L'IBSR a déjà effectué des tests sur 24 alcootests différents. Au total, 3 sur 4 n'étaient pas fiables ! Pour le moment, ils sont toujours en vente mais l'IBSR déconseille d'en acheter et, surtout, de les utiliser.

Il existe également l'éthylotest antidémarrage pour voiture. Désormais, les juges ont la possibilité d'imposer ce test pendant une période d'un à cinq ans. Dans certains cas, il pourrait même être définitif. Le principe ? La voiture ne pourra démarrer que si l'expiration indique une concentration d'alcool par litre d'air alvéolaire expiré de moins de 0,09 milligramme (ou 0,2% d'alcool dans le sang). La personne soumise à ce test devra également suivre un programme d'encadrement et payer les frais de l'éthylotest.

Ensuite, il y a aussi l'éthylotest chimique. L’alcool présent dans le sang contient de l’éthanol qui va être transféré vers les poumons à travers l’air. L'éthanol va faire réagir l’éthylotest lorsque l’individu va expulser l’air par l’intermédiaire de son haleine. Celui-là n’est pas très fiable parce qu'il est peu précis. Si vous le laissez dans votre véhicule, sachez qu'en plus il ne supporte pas la chaleur.

Les alcootests ne sont pas réellement nécessaires. Selon l'IBSR, c'est à nous de savoir ce qu'on a bu et d'agir en connaissance de cause. De plus, si vous soufflez dans votre éthylotest, il se peut que vous soyez dans les normes mais une fois que vous prenez la route, votre alcoolémie peut continuer à monter. Si vous buvez, assurez-vous d'avoir un bob !

On rappelle les limites : il faut être en dessous de 0,5g/L de sang. Approximativement, on peut dire qu’au-delà de deux verres d’alcool, on est dedans ! Une formule simple à retenir : 2 verres = 2 unités d'alcool = 0,5 g/l environ. En principe, chaque "verre" fait monter le taux d'alcoolémie de 0,15 à 0,20 g. Chez certaines personnes, ce taux augmente jusqu'à 0,30 g par verre...

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